Sherlock Holmes (1984)

La série Sherlock Holmes de 1984 est découpée en quatre périodes successives : les aventures de Sherlock Holmes, le retour de Sherlock Holmes, les archives de Sherlock Holmes et les mémoires de Sherlock Holmes. La série compte 41 épisodes et 5 téléfilms.

 

Créateur : John Hawkesworth

 

Production : Granada Television 

 

Distribution  : 

 

Jeremy Brett (Sherlock Holmes) 

 

David Burke / Edward Hardwicke(Dr Watson) 

 

Rosalie Williams (Mrs Hudson) 

 

1ère diffusion : 

 

24 avril 1984 (Grande-Bretagne) 

 

25 décembre 1988 (France) 

 

 

Qui ne connaît pas Sherlock Holmes ? Le héros des nouvelles de Sir Arthur Conan Doyle, le détective à la loupe, le brillant déducteur toujours accompagné du non moins connu docteur Watson.

 


 

 

Sherlock Holmes est détective consultant, le seul au monde puisqu’il a inventé la profession. Ses talents d’observation, sa mémoire exceptionnelle, son don pour les déguisements, en font un atout indispensable pour Scotland Yard.

 

Au 221B Baker Street, il reçoit également les âmes égarées qui viennent à lui dans l’espoir qu’il résolve intrigues et mystères. Assisté de son ami, le docteur Watson, il applique sa méthode de déduction pour venir à bout d’énigmes qui bien souvent révèlent bien plus qu’elles n’y paraissent.

 

Il s’agit d’un personnage complexe et captivant qui mérite les nombreuses adaptations qui lui ont été dédiées. 


 

Oubliez juste le « élémentaire, mon cher Watson » par pitié pour l’auteur qui n’a jamais écrit ces mots.  Remis au goût du jour par l’excellente série Sherlock de la BBC, le héros des nouvelles de Sir Arthur Conan Doyle a connu son lot d’adaptations. Mais aucune n’est aussi fidèle à l’œuvre originale que celle-ci. Quelques libertés sont prises de temps à autre, mais ce sont des libertés nécessaires au passage d’un roman au petit écran qui ne font qu’ajouter de l’authenticité à l’univers victorien dépeint.

En règle générale, chaque épisode ou téléfilm est ainsi une retranscription quasi parfaite de l’une des aventures du détective consultant.

 

Pour ceux qui ont lu l’œuvre de Conan Doyle, c’est la série à voir. Pour ceux qui qui aimeraient découvrir les aventures du détective mais qui ont la flemme de lire les livres (outrage), c’est la série à voir. Quant aux autres, eh bien… cela reste une très bonne série qui mérite que l’on s’y attarde et c’est pour cela que je vais prendre quelques minutes pour vous la présenter.

 

Si l’action peut parfois sembler manquer, du fait justement de la grande fidélité à l’œuvre originale, les épisodes restent bien rythmés et réalisés avec art, nous plongeant avec brio dans l’époque victorienne. La mise en scène est en effet extrêmement bien pensée et les prises de vues sont d’une rare précision et originalité. Rien ne semble laissé au hasard, tout contribue à l’immersion du spectateur. Ainsi la scène nous est parfois présentée de la pièce adjacente, d’un miroir, parfois d’une distance importante ou d’une proximité écrasante.

 

 

Jusqu’à ce brouillard qui semble quasiment omniprésent dans les rues de ce Londres victorien et qui participe à la création d’une ambiance mystérieuse, parfois sombre.

Mais si la série est considérée par la plupart des Holmésiens comme la meilleure adaptation de Sherlock Holmes, c’est surtout dû au talent de l’acteur principal, Jeremy Brett. Il est LE Sherlock Holmes, inégalé et très certainement inégalable. Perfectionniste, l’acteur connait le Holmes de Conan Doyle sur le bout des doigts et se donne à cœur de lui être fidèle tout en lui apportant une profondeur nouvelle. Sherlock Holmes est ici captivant, magnifique.

En constante recherche de mystères à résoudre pour satisfaire son esprit en ébullition, Holmes est aussi sujet à l’ennui et à la dépression, des chemins sombres qui le tournent vers la cocaïne. Une part sombre qui le rend plus attachant, plus réel et qui est, dans la série, parfaitement représentée.

C’est avec cette série et grâce à l’acteur principal qu’aux yeux des fans, le détective consultant prit réellement vie.

 

Il faut noter cependant que le jeu de Jeremy Brett est à son apogée pendant les deux premières saisons, la maladie qui afflige l’acteur l’empêchant d’être aussi actif pour les suivantes. Malheureusement, son décès précoce nous privera d’un grand acteur et mettra fin à l’aventure avant que toutes les nouvelles de Conan Doyle ne soient adaptées.

Il reste cependant, comme je l’ai déjà dit, le seul acteur à avoir su s’approprier avec un tel naturel toutes les facettes du détective consultant, lui attribuant mimiques et gestes qui seront repris par Benedict Cumberbatch dans la série de 2010.

 

Quant au docteur John Watson, joué par David Burke dans les aventures de Sherlock Holmes puis par Edward Hardwicke, il est lui aussi particulièrement fidèle au personnage de Sir Arthur Conan Doyle. Et s’’il n’a pas la prestance où la brillance de Sherlock Holmes, il reste un personnage intelligent et attachant. Cela lui rachète une réputation souvent bafouée dans maintes adaptations où son rôle est sous-estimé voire risible. Ici, il est le public nécessaire à Holmes, l’élève qui s’émerveille des capacités de déduction du maître détective mais pas seulement. Il est aussi l’ami qui s’inquiète pour Holmes et qui n’hésite pas à lui tenir tête lorsqu’il le faut.

 

L’amitié qui existe entre les deux personnages est forte, émouvante. Watson fait ressortir le côté humain de Holmes en opposition à la logique froide dont il fait souvent preuve. Le détective, s’il fait souvent preuve de peu de tact dans ses arguments avec le docteur reste sensible aux sentiments et à la sécurité de son, semble-t-il, seul ami. Ce qui met en lumière certaines émotions qui, sans Watson, ne nous seraient pas montrées.

 

Ainsi, cette série unique mérite d’être considérée comme la meilleure adaptation de l’œuvre de Conan Doyle sur plusieurs plans : La fidélité à l’œuvre originale, la mise en scène, le jeu de Jeremy Brett et la mise en avant discrète des relations entre les personnages.

 

Je terminerai cette présentation de la série Sherlock Holmes en m’arrêtant sur un épisode choisi parmi tant d’autres.


 

Un épisode notable, saison 1, épisode 6 : « Le ruban moucheté ». Une jeune femme terrifiée à l’idée de mourir se tourne vers Sherlock Holmes. Deux ans auparavant sa sœur aînée, à la veille de son mariage, meurt dans sa chambre, derrière une porte close, de circonstances inexpliquées. Un sifflement dans la nuit et ces derniers mots : « c’était le ruban… le ruban  moucheté ».

 

Je classe cet épisode parmi mes favoris principalement car c’est l’un des rares où l’on peut voir Holmes effrayé par quelque chose. Et aussi parce qu’il est étrangement très prenant, tant son atmosphère sombre capte le spectateur. On en arrive à être stressé en même temps que les personnages.

 

Et le fin mot de l’histoire, le modus operandi est ingénieux tout en restant simple mais surtout particulièrement vicieux. Sherlock Holmes : « Quand un médecin tourne mal il devient le pire des criminels. »

 

 

Rédigé par Illogical

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Commentaires: 1
  • #1

    Angry Man (mardi, 15 septembre 2015 21:59)

    Excellente série dominée par l'interprétation de Jeremy Brett ;) A noter que l'intégral de la série est disponible en Blu Ray!