Héros shakespearien devenu capitaine de l’Enterprise, Patrick Stewart aura mis sa voix grave et son charisme au service aussi bien du théâtre classique que de la science‑fiction. Silver Screen revient sur le parcours d’un comédien respecté qui ne se destinait pas, au départ, à piloter le plus célèbre vaisseau de la galaxie. "En avant toute !"
UNE PASSION POUR LE THEATRE CLASSIQUE
Patrick Stewart naît en 1940 à Mirfield, petite ville ouvrière anglaise, dans une famille modeste où son père, ancien militaire puis ouvrier, peut se montrer particulièrement dur, tandis que sa mère, tisserande, l’encourage vers la lecture et la culture. Très tôt, il trouve dans le théâtre un refuge : il joue dans des pièces scolaires, rejoint des troupes locales et découvre Shakespeare, dont le langage l’impressionne autant qu’il le libère. Après une formation de comédien, il est engagé dans différentes compagnies régionales avant de rejoindre, en 1966, la Royal Shakespeare Company, le temple du théâtre classique britannique.
Pendant plus de quinze ans, il y enchaîne les rôles : roi Jean, Shylock, Oberon, Titus Andronicus, Prospero ou encore Macbeth, explorant les grandes figures tragiques et ambiguës qui feront sa réputation. Son interprétation d'Antoine dans "Antoine et Cléopâtre" lui vaut un Laurence Olivier Award du meilleur second rôle en 1979. Stewart se forge alors une image d’acteur solide, exigeant, parfois austère, dont le crâne dégarni et la voix ciselée imposent l’autorité sur scène. Un travail de longue haleine sur Shakespeare, le vers blanc et les tirades politiques ou morales deviendra le socle de tout ce qu’il fera plus tard, y compris dans l’espace.
UN COMEDIEN DE CARACTERE A L'ECRAN
Parallèlement à la scène, Patrick Stewart commence à apparaître à la télévision britannique dans les années 1960 et 1970, souvent dans des rôles secondaires mais marquants. Il joue dans des séries dramatiques, des adaptations littéraires et des téléfilms, où son profil de « character actor » le cantonne fréquemment aux figures d’officiers, de politiciens ou de méchants raffinés. Au cinéma, il se fait remarquer dans des productions comme « Excalibur » de John Boorman ou « Dune » de David Lynch, où son intensité contraste avec le côté plus flamboyant d’autres acteurs.
Ces apparitions à l’écran lui offrent une visibilité internationale, mais Stewart reste alors, avant tout, un acteur de théâtre respecté davantage qu’une star populaire. S’il gagne correctement sa vie comme comédien, rien ne laisse encore présager qu’il deviendra, quelques années plus tard, le capitaine d’un vaisseau culte pour plusieurs générations de téléspectateurs.
Avec près de 300 rôles à son actif, John Rhys-Davies est l’un de ces acteurs immédiatement reconnaissables par sa prestance et sa voix, l’un des visages familiers du cinéma populaire. Outre sa contribution à "Sliders", l’acteur compte parmi ses rôles les plus connus la participation à des grandes franchises cinématographiques telles que « Le Seigneur des anneaux », « Indiana Jones » ou encore « James Bond ». Silver Screen revient sur le parcours de ce passionné.
LES PREMIERS PAS A LA ROYAL ACADEMY OF DRAMATIC ARTS
John Rhys‑Davies est né à Salisbury, en Angleterre, le 5 mai 1944, au moment où la ville subissait une terrible attaque aérienne. Selon la légende familiale, sa mère, en train d'accoucher se serait écriée devant son père "Grand Dieu, Rhys, ils vont nous bombarder!". Elevé par une mère infirmière et un père ingénieur - officier colonial, entre l'Angleterre, l'Afrique et les Pays de Galles, John revendique très tôt des racines galloises. Sur les planches, il commence à 13 ans en jouant Shakespeare à la Truro School de Cornouailles, avant de poursuivre à l’Université d’East Anglia où il fonde la Dramatic Society of UEA Norwich. Il entre ensuite au Maddermarket Theatre de Norwich, y enseigne un an, puis décroche en 1969 son diplôme de la prestigieuse Royal Academy of Dramatic Arts (RADA), point de départ d’une carrière scénique impressionnante : plus d’une centaine de pièces et vingt-six signées Shakespeare.
LES ANNEES 1970 : DES PREMIERS ROLES DISCRETS
Le cinéma le découvre tardivement : un petit rôle, même pas crédité, dans « Contre une poignée de diamants » de Don Siegel en 1974, où son personnage meurt avant le générique. Cette apparition furtive inaugure pourtant un modèle qui va longtemps se répéter : des partitions brèves mais marquantes, qui installent son physique massif et sa voix tonitruante dans l’esprit du public. La télévision britannique, elle, le repère très vite : en 1976, il incarne Macro dans la mini-série historique « Moi Claude empereur », première étape d’une longue familiarité avec les grandes fresques télévisées.
Mondialement reconnu pour son rôle du Dr David Bruce Banner dans la série télévisée "L'Incroyable Hulk", Bill Bixby est parvenu à s'illustrer dans de nombreux show tv, tout en menant une carrière prolifique de réalisateur. Retour sur cette figure emblématique du petit écran, disparue il y a maintenant plus de 30 ans.
DES DEBUTS AUX COTES D'ELVIS PRESLEY
Après de petits rôles à la télévision, notamment dans « Docteur Kildare », « The Andy Griffith Show » et « La Quatrième Dimension », Bill Bixby connaît son premier succès à l’âge de 29 ans avec la série « Mon Martien Favori » (1963). Il y interprète le rôle de Tim O’Hara, un journaliste pour le Los Angeles Sun qui assiste par hasard au crash du vaisseau spatial d’Exodus (Ray Walston), un martien en visite sur la terre. Il devient ami avec l’extraterrestre, l'héberge chez lui et le présente comme son oncle Martin à son entourage. L’extraterrestre ressemble trait pour trait à un homme normal, à ceci près que des antennes rétractables peuvent sortir de sa tête et qu'il a divers pouvoirs tels l'invisibilité et la télépathie. Ainsi, tout au long des 107 épisodes de la série, Bill Bixby passe la majorité du temps à régler des problèmes que l’amusant extraterrestre causera malgré lui.
Après l’arrêt de « Mon Martien Favori » en 1966, on le retrouve au cinéma au côté d’Elvis Presley dans les films « Clambake » (1967) et « A plein Tube » (1968). Néanmoins, à la fin de la décennie, il reprend la direction des plateaux de télévision pour jouer le rôle de Tom Corbett, un homme veuf qui vit seul avec son fils dans « The Courtship of Eddie’s Father » adaptation télévisuelle d’« Il faut marier papa » avec Glenn Ford. Cette comédie familiale dure trois ans (73 épisodes) et lui permet d’être nominé aux Emmy Awards en 1971.
DU MAGICIEN A L'INCROYABLE HULK
Durant la première moitié des années 1970, Bill Bixby apparaît dans plusieurs séries cultes telles que « Mannix », «L’Homme de Fer» et «Les rues de San Francisco». Dès 1973, il devient l’acteur principal d’un nouveau programme à mi-chemin entre l’espionnage et l’univers des détectives intitulé « Le Magicien ». Il y interprète Anthony Blake, un illusionniste qui utilise ses talents pour résoudre des enquêtes policières : « Mon personnage n’est pas un Mandrake » explique Bill Bixby au Sunday News en 1973. « Il n’est pas non plus un justicier dans le style de Batman. Il utilise la magie afin de créer une diversion pour éblouir ses adversaires. Anthony Blake est le propriétaire d’une boîte de nuit où il se produit régulièrement comme dans d’autres endroits, cette façade lui est très utile pour masquer ses véritables activités : aider celles et ceux qui ne peuvent se tourner vers la police et ce magicien, qui lui-même a souffert de l’injustice et de mauvais traitement par le passé, vient à leur secours ». L’acteur s’investit pleinement dans cette série qu’il produit via sa propre société Bixby-Brandon. Il y exécute notamment ses tours de magie sans le moindre trucage vidéo. Malheureusement, en raison de la flambée des coûts de production en pleine grève des scénaristes, le programme est annulé au bout de 22 épisodes. Bien étendu, sa carrière ne s’arrête pas là : en 1975 il joue dans un film pour Walt Disney « The Apple Dumpling Gang » puis l’année suivante il interprète Willie Abott dans « Le riche et le pauvre », une mini-série consacrée à l’histoire de deux frères, fils d’un immigré allemand, à la fin de la seconde guerre mondiale. En 1977, il participe à l'épisode pilote de 'L'Ile Fantastique", série culte qui durera 155 épisodes, soit 7 saisons. Il interprète un vétéran de la seconde guerre mondiale venant à la rencontre de Mr Roarke et Tattoo. Il va y revivre son troublant passé.
Héros de "Code Quantum", Scott Bakula aura incarné durant cinq saisons près d'une centaine de personnages différents. Le show sera pour lui un excellent tremplin vers d'autres séries phares telles que "Star Trek : Enterprise" ou "NCIS : New Orlean". Retour sur le parcours de cet artiste accompli, passionné par la musique et le théâtre.
DE BROADWAY AUX ETOILES
Scott Bakula est né en 1954 à Saint-Louis dans le Missouri. Son père, Stewart, est un avocat d’origine tchèque, tandis que sa mère, Sally, d’ascendance allemande, gérait le foyer familial. À l’âge de 13 ans, il a l’occasion de jouer le rôle principal de l’opéra de Menotti, « Ahmal and the night visitors ». Il prend des leçons de musique (piano et guitare) et de chants et fait partie d’un groupe de rock local, tout en commençant des études de droit à l’Université du Kansas. En 1975, il part en tournée avec la troupe Godspell et décide de monter à New York pour tenter sa chance à Broadway. Il décroche le rôle du célèbre joueur de base-ball, Joe di Maggio l'un des époux de Marilyn Monroe dans la comédie musicale « Marilyn : An american Fable ». Mais le succès n’est pas immédiatement au rendez-vous et il est obligé de trouver par des petits emplois. Il fait partie de la distribution off-broadway, "Three gays naked from the waist down" qui connaît un succès majeur. Il joue ensuite à Los Angeles et à Boston dans « Nite Club Confidential ».
Puis il tente sa chance à la télévision dans la série "Gung Ho" et obtient le rôle principal d’un téléfilm pilote pour Disney , « I-Man » (1986). Il interprète Jeffrey Wilder, un père de famille se retrouvant doté de pouvoirs d'indestructibilité et de régénération après avoir été exposé à un gaz extraterrestre. Les audiences seront malheureusement insuffisantes pour déboucher sur une série télévisée. En 1988, il retourne à Broadway et joue dans la comédie musicale « Romance, Romance », lui permettant d’être nominé pour les Tony Awards.
LA REVELATION AVEC "CODE QUANTUM"
En 1989, le producteur de télévision Donald P. Bellisario envoie un script de quelques pages du pilote de « Quantum Leap » à son agent. Le jeune acteur le lit et se rend compte qu’il tient avec ce personnage qui change de personnalité à chaque épisode le rôle de sa vie. Il interprète aux côté de Dean Stockwell, le rôle du Dr. Sam Beckett. Celui-ci s’installe dans le désert avec une équipe de scientifiques pour travailler sur un projet top secret concernant les voyages dans le temps. Il entre prématurément dans le prototype encore expérimental de son accélérateur temporel. A partir de ce moment il va « sauter » d’une identité à l’autre. Une performance pour l’acteur Scott Bakula qui va interpréter une centaine de personnages. Durant les cinq saisons de « Quantum Leap », l’acteur parviendra entre autres à incarner une femme, ou un homme noir et sera même un chimpanzé dans l’épisode « singe astronaute ». La série lui donnera par ailleurs l’opportunité de passer du drame (« L’amour n’a pas de couleur ») à la comédie musicale (« La chute de l’étoile ») en passant par le fantastique (« Le diable par la queue »).
La série aura beaucoup de succès à travers le monde, dont la France où chaque épisode était suivi par plus de 2 millions de téléspectateurs lors de la première diffusion. En 1994, Scott Bakula déclarait au journaliste Laurent Weil les recettes de cette réussite : "Chaque épisode nous concerne. Nous pouvons tous nous identifier au personnage. Donald Bellisario dit que chaque scénario a un "grand coeur". Il a su imaginer un immense rêve. Et en plus, comme l'entente avec mon partenaire Dean Stockwell n'est pas feinte, nous avons tout pour plaire".
Rendu célèbre par la saga "James Bond" et la série culte "Amicalement vôtre", Roger Moore marqua l'histoire du cinéma et de la télévision. Retour sur la carrière de ce charismatique gentleman.
Né à STOCWELL en ANGLETERRE le 14 octobre 1927, sir ROGER MOORE était un acteur britannique qui commença tout d’abord une carrière d’illustrateur dans un magazine. Après avoir fait de la figuration dans "CESAR et CLEOPÂTRE" (1945), il s’orientera vers une carrière d’acteur en s'inscrivant à la ROYAL ACADEMY OF DRAMATIC ARTS. Après avoir multiplié les petits rôles au théâtre et fait de la radio il sera pris sous contrat avec la 20TH CENTURY FOX en 1954. Il s'illustrera tout d'abord à la télévision, ainsi en 1958 il décrochera le rôle principal de la série "IVANHOE" adapté du roman de Walter Scott. La série s'inspire des films de capes et épées très en vogue à cette époque. Dans cette production, MOORE interprète un chevalier rappelant quelque peu ROBIN DES BOIS , en effet tout au long de la série il affrontera le prince JEAN pour défendre les pauvres.
LES PREMIERS GRANDS ROLES A LA TELEVISION
En 1962, ROGER MOORE devient SIMON TEMPLAR dans la série "LE SAINT" adapté de la saga littérraire de LESLIE CHARTERIS . Dans cette série, le personnage qu'il incarne s'éloigne fortement de celui des romans. la production étant destiné à un public familial il passe de tueur implacable à un justicier aristocratique et cultivé qui est à la fois voleur international et détective amateur. Diffusé sur ITV de 1962 à 1969 la série compte 118 épsodes dont 71 en noir et blanc. Grâce au charisme de ROGER MOORE, cette incarnation de SIMON TEMPLAR demeure à ce jour la plus marquante. La diffusion française de la série aura lieu sur la deuxième chaîne de l'ORTF. Dans la VF, c'est CLAUDE BERTRAND qui doublera ROGER MOORE et deviendra sa voix officiel. En 1971 la carrière de ROGER MOORE connaît un tournant important, en effet il devient lord BRETT SINCLAIR dans la série AMICALEMENT VÔTRE.
LES AVENTURES DE LORD BRETT SINCLAIR
C'est dans un épisode du SAINT dans lequel SIMON TEMPLAR fit équipe avec un riche texan que commença à germer l'idée de la série. Le concept ayant séduit le scénariste ROBERT S BAKER on se met en quête d'un partenaire pour ROGER MOORE . Après avoir envisager ROCK HUDSON c'est finalement TONY CURTIS qui sera choisi pour incarner l'américain DANY WILDE. La série repose sur la dynamique des contraires : deux héros que tout oppose sur un même but. l'un est un lord britannique, à cheval sur les bonnes manières et l'élégance,tandis que l'autre est un milliardaire ayant grandis dans les rues de NEW YORK et en à garder la gouaille et l'insolence . ROGER MOORE apprécia beaucoup le tournage de la série car cela lui permis de voyager à travers l'europe , la production se déroulant notament en CÔTE D'AZUR. Le comédien apprécia également de tourner avec TONY CURTIS c'est d'ailleurs ce dernier, grand militant anti tabac qui le fit arrêter de fumer après lui avoir montré une radio d'un poumon ronger par le cancer. En 1972 la série s'arrête finalement au bout d'une unique saison de 24 épisodes. En effet alors qu'elle cartonne en FRANCE et en BELGIQUE elle ne rencontre aucun succès aux ETATS-UNIS et en ANGLETERRE son pays d'origine. Peu de temps après, MOORE décroche ce qui sera le rôle le plus important de sa carrière, à savoir l'agent 007 JAMES BOND.
LA CONSECRATION
En 1973 ROGER MOORE incarne en effet pour la première fois le célèbre espion britannique dans VIVRE ET LAISSEZ MOURIR réaliser par GUY HAMILTON. Succédant à SEAN CONNERY, il décida pour se démarquer de son prédécésseur de ne pas commander de vodka martinie mais un bourbon. Deuxième différence notable, le BOND incarné par ROGER MOORE ne fume pas à l'inverse de celui de SEAN CONNERY. MOORE apporta également plus de légèreté au personnage le rendant ainsi sympatique, à l'image de BRETT SINCLAIR .
Sur le tournage d'OCTOPUSSY son sixième JAMES BOND, il rencontre CHRISTOPHER REEVE qui tournait alors "SUPERMAN III". Les deux productions étant tourner au studios PINEWOOD le comédien le rencontra durant une pause déjeuner qu'il relata ainsi dans sa biographie intitulé MEMOIRES: "À la pause de midi on voyait encore défiler d'autres habitués comme CHRISTOPHER REEVE, qui venait déjeuner dans son costume de SUPERMAN. Il était d'une extrême courtoisie et s'arrêtait à toutes les tables devant lesquelles il passait pour saluer ses copains de cantine." Le comédien incarnera sept fois le célèbre espions devenant ainsis l'acteur l'ayant interprété le plus longtemps dans la saga. Durant le tournage de DANGEREUSEMENT VÔTRE, il retrouvera PATRICK MACNEE son partenaire de SHERLOCK HOLMES à NEW YORK dans lequel il interprétait le célèbre détective tandis que MACNEE incarnait le DR WATSON.
Christopher Reeve demeure pour le grand public l’inoubliable interprète de l’Homme d’Acier dans la saga cinématographique « Superman » (Richard Donner). L’acteur s’est également illustré sur le grand écran dans des films plus confidentiels, aux succès critiques tels que "Piège mortel» (Sidney Lumet) ou encore « Les vestiges du jour » (James Ivory).
Au delà de ses films, Christopher s'est tout au long de sa vie engagé dans de nombreuses causes humanitaires ...
DU THEATRE AU GRAND ECRAN
Diplômé de la prestigieuse Julliard School de New-York en 1976, Christopher Reeve fait ses véritables premiers pas de comédien au théâtre sur les planches de Brodway dans la pièce « A Matter of Gravity » auprès de Katharine Hepburn.
Le jeune acteur se fait ainsi rapidement remarqué par les directeurs de casting d’Hollywood et débute sa carrière cinématographique en 1977, dans un petit rôle aux côtés de Charlton Heston dans «Sauvez le Neptune». La même année, les producteurs indépendants Ilya et Alexander Salkind préparent une version pour le grand écran de la bande dessinée Superman et cherchent un acteur pour interpréter le personnage principal. De grands noms tels que Clint Eastwood, Robert Redford et Steve McQueen sont dans un premier temps envisagés avant que la production décide de confier le rôle à un illustre inconnu pour jouer au côté de Marlon Brando et Gene Hackman. Christopher est ainsi choisi parmi plus de 300 postulants et campe l’ « Homme d’Acier » dans la superproduction dirigée par Richard Donner. Pour son interprétation de Clark Kent / Superman, le jeune acteur désire notamment se distinguer de son prédecesseur, le célèbre George Reeves. "Chris était persuadé qu'il avait hérité de la cape pour qu'il l'interprète de façon unique" expliquait le scénariste Tom Mankiewicz à l'Empire Magazine en 2010. "Chris nous a avoué qu'il s'était largement inspiré de Cary Grant pour interpréter Clark Kent. Cary Grant s'exprimait avec un merveilleux petit bégaiement (notamment dans le film "L'impossible Monsieur Bébé") et Chris se l'est approprié. ça l'a beaucoup aidé. (...) Il y a très peu de maquillage en œuvre ; il faut donc créer un fossé entre les deux personnalités". A sa sortie dès décembre 1978, le film est un succès mondial rapportant plus de 300 millions de dollars (soit 1 milliard de dollars actuels !) à travers le monde. La performance de Christopher Reeve est pour beaucoup la clé de ce succès, parvenant à passer habilement de Clark Kent à Superman et interprétant le héros de la manière la plus humaine possible. Fort de sa célébrité, il joue par la suite dans «Quelque part dans le temps» (1979) avec Jane Seymour, qui deviendra l’une de ses plus fidèles amies.
DE "SUPERMAN" AUX "VESTIGES DU JOUR"
Dans les années quatre-vingt, Christopher Reeve incarne encore à trois reprises le super-héros, dans deux suites dirigées par Richard Lester en 1980 et 1983, et le contestable dernier volet signé Sidney J. Furie en 1987. Parallèlement, il se voit proposer de nombreux rôles principaux dans des films d’action et de science-fiction. Néanmoins l’acteur, de par sa formation classique écarte ses propositions préférant jouer des rôles plus complexes et moins convenus : « Je préférais jouer pour un petit cachet dans un bon film, plutôt que dans un navet pour gagner 100 millions de dollars » dira t-il dans son autobiographie. Il travaille donc sur un ensemble de films indépendants dirigés de grands cinéastes, parmi lesquelles: Sidney Lumet dans «Piège mortel» (1981), James Ivory dans «Les Bostoniennes» (1983) et Jerry Schatzberg dans «La rue» (1987). Entre deux longs-métrages, il n’hésite pas à remonter sur les planches de Brodway pour jouer dans des pièces telles que « Le Mariage de Figaro » ou « Fifth of July » dans laquelle il joue le rôle d’un vétéran du Viêtnam amputé des deux jambes.
Suite à l’échec de « Superman IV » (1987) puis de « SCOOP » (1988), Christopher Reeve perd de son attraction auprès des producteurs d’Hollywood et se voit proposer de plus en plus de rôles secondaires dans des films peu intéressants. Ainsi, il se détourne progressivement vers la télévision, pour interpréter des rôles plus à son goût au début des années 1990 : chef des services secrets amoureux d'une espionne sudiste pendant la guerre de sécessions dans la "Rose et le chacal", prisonnier de guerre dans la suite de la "Grande Evasion", il jouera même aux côtés de Charles Bronson dans une adaptation du "Loup des Mer".
Il finira néanmoins par revenir au Grand Ecran. Il retrouve James Ivory pour «Les vestiges du jour» (1993), un drame romantique sur les doutes et les tourments d’un majordome d’une grande famille anglaise, interprété par Anthony Hopkins. Il tourne même pour John Carpenter dans «Le village des damnés» (1995), aux côtés de Kirstie Alley.
A l’heure où les services de VOD et streaming (Netflix, Amazon Prime...) nous donnent aisément accès à une multitude de programmes, une question revient souvent dès qu'un nouveau film ou nouvelle série débarque sur nos écrans. Vaut-il mieux regarder cette œuvre en Version Originale ou en Version Française ?
Bien que pour beaucoup la question ne se pose plus et qu'il est évident que la VO (ou la Vf) s'impose d'elle-même, il est intéressant de se poser réellement la question et d'en étudier les tenants et aboutissants.