"La malédiction du loup-garou" : l'histoire d'un homme maudit

Date de diffusion originale : septembre 1987 (Fox)

Créateur: Frank Lupo

 

Acteurs : John J. York, Lance LeGault, Chuck Connors

 

 

Eric Cord (John J. York) est un étudiant insouciant qui mène une vie normale entre ses études et sa petite amie. Un soir, il a rendez-vous avec un de ses amis qui lui fait une révélation incroyable, il est un loup-garou. À sa demande, Eric l’abat d’une balle en argent. Malheureusement, ce dernier le mordit avant de mourir lui transmettant ainsi sa malédiction. Accusé de meurtre, Eric prend la fuite afin de retrouver et abattre Skorzeny (Chuck Connors) le premier de la lignée selon son défunt ami, tandis qu'il est lui-même traqué par le chasseur de primes Alamo Joe (Lance LeGault).

 

"LA MALEDICTION DU LOUP-GAROU" (WEREWOLF) est une série fantastique créée par Frank Lupo a qui l'on doit notamment "L'AGENCE TOUT RISQUES", "RICK HUNTER", "RIPTIDE" ou encore "LE MONSTRE ÉVADÉ DE L'ESPACE". Le show fut diffusé aux Etats-Unis à partir de septembre 1987 sur la FOX. C'est CANAL + qui la diffusa en 1988 en France. M6 la rediffusa de mars 1991 à septembre 1992, puis FRANCE 3 et RTL 9 entre 1995 et 1996. Elle se compose d'un pilote d'1h30 et 28 épisodes de 25 min. Sa trame narrative évoque beaucoup celle de "L'INCROYABLE HULK". En effet, tout comme David Bruce Banner, Eric se déplace de villes en villes à la recherche d'un remède à sa malédiction tout en étant traqué pour un crime qu'il n'a pas commis. De nombreuses séries utilisaient ce schéma narratif depuis "LE FUGITIF" en 1963 avec plus ou moins de succès. Autre point commun avec HULK, la créature ne s'en prend jamais aux innocents, elle n'attaque que les criminels.

 

Les effets spéciaux des séquences de métamorphoses sont très soignés et furent réalisés par Rick Baker à qui l'on doit aussi ceux du film « LE LOUP-GAROU DE LONDRES » de John Landis sorti en 1981. Même si la plupart du temps les transformations avaient lieu hors champs, ces séquences faisaient l'une des marques de fabrique de la série. Un autre effet particulièrement réussi celui du pentagramme apparaissant progressivement sur la main d'Eric durant les périodes de pleine lune symbolisant sa malédiction. Les séquences de transformations réalisées à l'aide de prothèses furent tournées dans le noir puis solarisées grâce à un procédé spécial, c'est pourquoi elles sont aussi réussies.

Eric Cord confronté à Skorzeny
Eric Cord confronté à Skorzeny

Eric Cord est interprété par John J. York notamment connu pour ses apparitions dans "21 JUMP STREET", "DYNASTIE", "RICK HUNTER", "ARABESQUE", ainsi que le feuilleton "GENERAL HOSPITAL" où il incarnait Malcom Mac Scorpio. Lance LeGault, qui interprète le chasseur de prime, avait déjà travaillé avec Frank Lupo puisqu'il a interprété le colonel Decker dans "L'AGENCE TOUT RISQUES". Il est également apparu dans plusieurs autres séries telles que "L'INCROYABLE HULK", "GUNSMOKE", "LES TÊTES BRULEES", "SUPERCOPTER", "K2000" et  "COLUMBO". Il nous a quitté le 10 septembre 2012. Chuck Connors, le cruel  Scorzeny, a d'abord eu de nombreux seconds rôles dans des westerns des années 1960, avant de devenir populaire grâce à la série "L'HOMME A LA CARABINE". Suite à un désaccord avec les producteurs, il n'interpréta Scorzeny que dans quelques épisodes, c'est pourquoi ensuite il n'apparaissait que furtivement grâce à une doublure. Il nous a malheureusement quitté en novembre 1992.

John J. York dans le rôle d'Eric Cord
John J. York dans le rôle d'Eric Cord

Hormis le pilote, il y a plusieurs épisodes notables. "Le patriarche" ("Big daddy"), par exemple, dans lequel un politicien corrompu qui contrôle une petite ville veut obliger Eric à le transformer en loup-garou afin de survivre à son cancer. L'épisode révèlera d'ailleurs que quelques gouttes d'argent peuvent déclencher la métamorphose. "Chasse au loup" ("Wolfhunt") est un épisode très touchant.  Eric sympathise avec une louve qui veut venger ses petits qui ont été tués par le propriétaire d'un ranch particulièrement odieux. Le double épisode "un monde différent" ("A World of Difference") est également très intéressant puisqu'il a la particularité d'être centré sur Alamo Joe, le chasseur de primes qui traque Eric. Nous découvrons qu'il a des origines indiennes et qu'après avoir été témoin de la transformation d'Eric dans l'épisode pilote, il s'est documenté sur les loups-garou. C'est pourquoi il est toujours armé de balles en argent. Enfin, un autre double épisode, "un loup peut en cacher un autre" ("To Dream of Wolfes"), conclut l'arc narratif sur Scorzeny. Eric réussit en effet à l'abattre, mais découvre malheureusement qu'il n'était pas le premier de la lignée. Il s'agit en réalité de Nicholas Remy un aristocrate du XVIe siècle interprété par Brian Thompson bien connu des fans de "The X-FILES" pour avoir incarné le mercenaire, un chasseur de primes extraterrestre. Petite anecdote au passage, plusieurs épisodes furent réalisés par James Darren l'acteur qui incarnait Tony Newman dans la série "AU COEUR DU TEMPS".

En novembre 2020 alors que la série n'avait plus été rediffusée depuis des années, ELEPHANT FILMS eut la brillante idée de proposer une édition DVD. Les rushes originaux n'étant pas disponibles, la série ne put bénéficier d'une restauration en haute définition. L'éditeur a toutefois fait en sorte d'améliorer le confort visuel au maximum en rendant l'image plus lumineuse, les couleurs plus éclatantes et la visibilité accrue. La série jouit d'une communauté de fans enthousiastes à travers le monde, il aurait donc été injuste de ne pas sortir ce coffret étant donné le succès qu'il a eu. Côté bonus, il y a un documentaire contenant des anecdotes très intéressantes sur la série ainsi que des bandes annonces des autres séries sorties chez ELEPHANT FILMS. "LA MALEDICTION DU LOUP-GAROU" est une sympathique série fantastique, à voir pour tous les amateurs du genre et les fans de loups-garou

Dr Zoom

Sources : 

Dictionnaire des séries télévisées (Nils C. Ahl et Benjamin Fau) 

Le guide des épisodes "La malédiction du loup-garou" - Elephant Films

2 commentaires

Les séries YouTube, un vivier de nouveaux (et d'anciens) talents

 

Il y a près d'un an que j'ai découvert YouTube Premium et les séries que la plate-forme propose. Si l'offre n'est pas aussi riche que sur les autres sites de streaming, il y a quelques pépites à ne pas rater ! Je vais vous en présenter quelques-unes, dont la plate-forme permet de regarder gratuitement les premiers épisodes pour se faire une idée.

 

Cobra Kai, le retour inattendu et réussi d'une saga culte !

 

Tout le monde connaît Karate Kid, au moins de nom. J'avoue ne jamais avoir été une grande adepte, mais la réputation excellente de la série Cobra Kai (gratifiée d'un 8.9/10 sur IMdB, avec près de 30 000 votants) m'a très vite intriguée. Et quelle surprise ! Non seulement l'histoire, moderne et parfaitement dosée, ne manque pas de rebondissements, mais la série n'hésite pas à faire revenir, trente-quatre ans après le premier film, les acteurs principaux des films. William Zabka, qui campe Johnny, rival de Daniel et "méchant" dans le film, est ici le personnage central et endosse un rôle d'anti-héros qui se remet en question face à un Ralph Macchio (Daniel) sûr de lui et de son succès, dont les décisions et les intentions sont loin d'être toujours irréprochables. Les jeunes acteurs qui jouent leurs enfants et leurs élèves sont attachants et évoluent de manière surprenante. Randee Heller, mère de Daniel dans les films, apparaît aussi dans un épisode et la saison 2 qui vient de sortir nous réserve son lot de surprises avec le retour d'un autre personnage de la saga. L'intrigue est ancrée dans la nostalgie grâce à quelques flashbacks qui rafraichissent la mémoire des fans. Les quiproquos s'enchaînent, entre réconciliation et vieilles rancœurs, pour notre plus grand bonheur.  Une série à ne pas manquer !

 

 

Impulse, spin-off réussi de Jumper et plaidoyer contre les agressions sexuelles

 

Impulse est une série qui commence comme beaucoup de teen-shows (d'une veine réaliste plutôt qu'idéalisée) et qui évolue très rapidement vers le drame fantastique. Henry, adolescente solitaire et un brin rebelle qui peine à s'accoutumer à sa famille récemment recomposée, se fait agresser sexuellement par un camarade et se retrouve rapidement dans sa chambre parmi les débris de la voiture dans laquelle elle se trouvait. En se téléportant, pouvoir qu'elle se découvre soudainement et va devoir apprendre à maîtriser, elle détruit ce qui l'entoure. La voiture de Clay Boone, son agresseur, s'est donc écrasée sur lui,  brisant la colonne vertébrale du jeune joueur de foot et le laissant infirme. Le père de Clay, qui vend des voitures, mais surtout de la drogue, et son frère Lucas soupçonnent leurs rivaux, une famille de trafiquants amish, d'avoir attaqué leur fils et frère. Henry doit cacher son pouvoir et ses conséquences et ce n'est pas une mince affaire...

Bref, beaucoup d'éléments intéressants et peu abordés par les séries, et c'est très réussi ! Foncez la voir !

 

Autres séries et projets

 

Si l'offre est assez limitée et devrait le rester (YouTube a conscience que les séries sont coûteuses et que la surenchère ne leur réussirait pas), elle est diversifiée ! Wayne, Origin, Weird City, sont d'autres séries sorties fin 2018 ou début 2019. Comédie d'action, science-fiction sombre ou satirique, il y en a pour tous les goûts. Et les premiers épisodes sont toujours en accès libre !

 

D'autres projets sont annoncés :

On Becoming a God in Central Florida, une comédie noire avec Kirsten Dunst, une série documentaire sur les intelligences artificielles avec Robert Downey Jr, Dark Cargo, une série néo-noir produite par Ben Stiller, Gatz, une série sur Jay Gatsby avant les événements de Gatsby Le Magnifique... Si YouTube a annoncé ralentir le rythme, les projets en développement semblent en tout cas très alléchants !

0 commentaires

12 Monkeys

 

Après 4 saisons, voici un petit retour sur une série qui à mon sens à su s’inspirer du matériau de base pour le sublimer. Et ce, jusqu'à en faire une grande épopée rondement réfléchie et apportant son lot de surprises et de rebondissements sans jamais dévier de la route qu’elle s’était fixée.

 

 

L'inspiration initiale

 

Réalisé en 1995 par Terry Gilliam, « 12 Monkeys » (plus connu sous le nom de « L’armée des douze singes » chez nous) est un film de science-fiction, présentant un futur apocalyptique (2035) où la surface de la terre est devenue inhabitable à cause d’un virus qui a éradiqué la majeure partie de la population mondiale. Des scientifiques décident alors de renvoyer des prisonniers dans le passé en espérant qu’ils trouvent un remède à ce mal. 


On y suit alors James Cole (interprété par Bruce Willis), un être jugé antisocial, qui se retrouve envoyé en 1996 pour investiguer sur la source de ce virus. Dans son périple, il sera renvoyé à tort à différentes époques plus anciennes, en 1990 tout d’abord, où pris pour fou il sera interné. Il rencontrera à ce moment-là la psychiatre Cassandra Railly (interprété par Madeleine Stowe) ainsi qu’un autre détenu Jeffrey Goines (joué par Brad Pitt) qui lui révèlera que son père travaille justement sur les virus. Ramené entre-temps dans le futur (qui est son présent), Cole sera même ramené en pleine première guerre mondiale avant de finalement atterrir en 1996 où il kidnappera le docteur Railly dans le but qu’elle lui indique où se trouve Goines et empêcher la catastrophe à venir.

 

La nouvelle continuité


Ce sont Terry Matalas et Travis Fickett qui créent cette nouvelle version de 2015 pour la chaine américaine Syfy.

 

Cette série reprend le pitch de base, un virus mortel a éradiqué 93.6% de la population, néanmoins dans cette version la terre reste habitable pour les quelques survivants qui était naturellement immunisée au virus. Pour garder un biais temporel cohérent par rapport au film, l’action débute en 2043 où l’on retrouve une équipe de scientifique qui tente d’envoyer des prisonniers en 2013 pour retrouver l’origine de ce virus. Dans leur périple ils découvriront bien vite qu’un groupe qui se fait appeler l’armée des 12 singes désire la diffusion de ce virus.

 

 

James Cole est interprété par Aaron Standford, que l’on a pu voir précédemment dans la série Nikita (2010-2013) ou bien dans les 2 derniers volets de la trilogie X-Men originale où il incarnait le rôle de John Alierdyce (alias Pyro). James n’est pas choisi par hasard pour voyager dans le temps, mais parce qu’un message d’une virologue travaillant sur la recherche d’un vaccin le mentionne comme individu clé. Ce message contient également l’information indiquant que Leland Frost serait le premier point de départ pour ce virus. Dans sa quête, il rencontrera de nombreuses personnes qui auront autant de conséquences sur sa vie que lui sur la leur.


 

 

Dans ce futur désastreux, Cole survit tant bien que mal, en évitant les pillards et autres adversités pour trouver le peu de nourriture restant encore. Mais il peut compter sur son meilleur ami pour l’épauler, José Ramse, incarné par Kirk Acevedo (Ricardo Diaz dans « Arrow »). Frère d’arme de notre héros, il l’a connu en foyer d’accueil et l’a épaulé dans toutes ces mésaventures dès lors, y compris lorsqu’ils ont intégrés un groupe de survivant appelé « West 7 » qu’ils finiront par quitter pour divergence d’opinion. Bien qu’il veuille soutenir son ami il est réticent à l’idée de le renvoyer dans le passé car il ne croit pas vraiment à cette mission qui risquerait d’altérer le présent tel qu’il le connait.

 

 

 


 

 

Le docteur Cassandra Railly (et non plus Katryn dans le film original), interprétée par Amanda Schull, change non seulement de prénom mais également de domaine d’expertise dans cette version. En effet, elle ne travaille plus comme psychiatre dans un institut pour malade mental mais comme médecin au sein du CDC. Ce poste lui vaudra de passer sa vie à la recherche d’un vaccin contre le virus avant de mourir elle-même de la maladie, du moins avant que Cole ne vienne chambouler la ligne temporelle.

 

 


 

 

 

 

Le personnage de Jeffrey Goines, devient Jennifer Goines ici, et est jouée par Emily Hampshire. Hormis ce changement de sexe, son rôle reste assez similaire, Cole la rencontre dans un hôpital psychiatrique où elle révèlera à ce dernier le lien entre le virus et cette armée des 12 singes.

 

 

 

 

 


 

 

Le rôle du docteur Katarina Jones est attribué à Barbara Sukowa. Ce personnage est le même qu’initialement, à savoir une des scientifiques de 2043 qui dirigent les opérations de recherche d’une solution à l’épidémie en renvoyant Cole dans le passé. Cependant, compte tenu de ce nouveau format et permettant d'avoir davantage de passages se déroulant dans le futur, son rôle gagne lui aussi en importance et en détails. On y apprendra notamment que c’est elle et son mari qui ont découvert le procédé de « fragmentation » permettant le voyage dans le temps, et que sa motivation à la modification du passé est plus personnelle qu’elle ne veut le laisser paraitre.

 

 

 


 

 

 

Deacon, incarné par Todd Stashwick, est un personnage purement inventé pour la série. Il est le dirigeant du groupe des « West 7 » dont Cole et Ramse ont fait partie.

 


 

Démarrage de la séquence de fragmentation

 

Cette série est sortie en 2015 à l’époque où plusieurs autres séries reprenaient des films plus ou moins anciens ayant eu une bonne renommée.

Mais là où les séries « Minority Report », « Limitless » ou encore « Ash vs Evil Dead » (toutes sorties cette même année) prennent le parti de développer une histoire se déroulant après les évènements du film (certaines se permettant même le luxe de reprendre les acteurs originaux), 12 Monkeys opte pour une réécriture de l'histoire.

Elle reprend donc les éléments important du film pour les adapter à sa façon. Premièrement, le changement de profession du docteur Railly modifie sa rencontre avec Cole, ne pouvant plus résulter de son séjour dans un asile, cette fois-ci c’est sa position en tant que vive chercheuse d’un remède qui va le permettre. En effet, les scientifiques menés par Jones recueillent toutes les données qu’ils peuvent trouver sur le virus, et tombent ainsi sur les notes du docteur dont un message vocal où cette dernière évoque le nom de Cole. Cet élément permet de réutiliser un des éléments de scénario du film où un message téléphonique est laissé sur un répondeur et qui s’avère être un message écouté dans le futur évoquant l’armée des douze singes.


 

Les premiers éléments qui pourraient gênés certains sont les libertés prises sur les personnages. Principalement Jennifer Goines et le docteur Railly. Pour ma part, lorsque j’ai débuté la série (à sa sortie en 2015) je n’avais pas revu le film depuis un moment, je n’avais donc plus tous les détails en tête ce qui ne m’a pas choqué. J'ai, depuis, eu l'occasion de le revoir, et je trouve que ces changements sont judicieusement amenés pour cette nouvelle mouture. 

L'autre changement notable est la volonté d’impliquer directement Cole dans sa quête là où dans le film il n’était qu’un prisonnier parmi tant d’autres balancé dans les limbes du temps dans l'espoir qu'il réussisse là ou d'autres ont déjà échoués. En effet, plus on avance dans le show et plus on découvre à quel point il est étroitement lié à l'épidémie qui s'est produite et qu'il essaye tant bien que mal d'empêcher. Cela amène à la notion de destin, qui est d’ailleurs clairement cité, dès le début là où le film le révélait dans la toute fin du film seulement.

 


 

A cela la série vient créer son propre lore, avec ces éléments totalement nouveaux l’ancrant encore plus dans le domaine de la science-fiction, comme le « Témoin » et les « primordiaux ». Concernant ces derniers, ils s’agissent de personnes existant depuis la nuit des temps, qui sont connectés aux temps ce qui leur donnent des visions passées et/ou futures. Et c'est là toute l'ingéniosité de la chose, car là où dans le film Brad Pitt est simplement fou dans le sens où on l'entend généralement (dialogues incohérents, idées totalement extravagantes, déconnection avec le monde qui l'entoure), ici il y a une raison toute simple à ces réactions. 

Jennifer Goines appartient à ce groupe, en effet, son esprit est perturbée par les visions qui se bousculent dans sa tête. Cela explique son côté excentrique et que ses paroles l’aient conduites à finir dans un institut psychiatrique, rajoutant alors un enjeu à son rôle dans toute cette histoire là où dans le film il n’était qu’une fausse piste reliant l'armée des douze singes à l'intrigue. Et c'est selon moi l'une des idées les plus intéressantes de cette série, son personnage, bien que souvent difficile à suivre, est l'un des mieux écrits de ce show.

 

 

L'avantage d'une série, par rapport à un film, est d'avoir le temps de bien développer son univers et celle-ci ne fait pas exception. Dans un premier temps, on a la chance d'avoir une explication plus ou moins crédible du processus de voyage dans le temps et de son fonctionnement là où le film le passait complètement sous silence et se contentait d'un "on peut le faire mais ça reste très aléatoire".

L'histoire prend aussi le temps de nous montrer presque autant de passages qui se déroulent dans le futur que dans le présent, ce qui permet aussi d'exploiter tout ce contexte post-apocalyptique. Cela rajoute différents enjeux, tout d'abord l'importance de leur mission afin d'empêcher ce futur de se produire, mais également le questionnement sur les répercussions possibles de leurs actions dans le passé. Ce qui permet d'amener un doute sur le bien fondé de cette tentative de corriger le passé, et si le remède n'est pas pire que le mal. Et surtout les voyages dans le temps ne seraient-ils pas eux-mêmes la cause de cette épidémie ? 

Passé la première saison, l'intrigue principale change alors un peu. Les personnages ne se focalisent plus sur l'éradication de l'épidémie mais sur la recherche du "Témoin", un être qui semble vivre en dehors du temps et pour qui l'épidémie ne serait qu'une des pièces de son échiquier, qu'un rouage d'un bien plus grand dessein. C'est là que la série acquiert sa véritable identité, qu'elle se démarque complètement de l'ombre du film et que toutes ses libertés prisent sur les différents protagonistes s'effacent au profit de ce récit original.

 

Concept de temporalité

 

Dans les différentes manières de représenter les voyages dans le temps il y a 2 écoles, celle où le passé peut-être modifié dans le but de changer le futur (à la manière de Retour vers le Futur) et celle où le passé est immuable (comme dans Terminator ou L'armée des douzes singes justement). 

Dans ce dernier cas, cela implique que tout élément du passé, y compris les actions des voyageurs temporels eux-même, était déjà présent initialement même si cela n'était pas explicite. A la manière de Terminator, où John Connor envoie Kyle Reese dans le passé pour protéger sa mère (car si elle meure avant sa naissance il n'existera pas) or c'est justement sans la présence de Kyle à cette époque que John n'existerait pas. Donc dans le passé de John (la première itération temporelle) Kyle était déjà là (puisque c'est son père), il n'existe donc aucune continuité dans laquelle Kyle n'est pas présent dans le passé. De plus la présence de John dans le futur est aussi l'assurance de la survie de Sarah à l'attaque du Terminator envoyé, ce qui implique que dès le départ le plan de Skynet était voué à l'échec. 

C'était cette version qui était considérée dans le film L'Armée des 12 Singes, en effet l'envoie de Cole dans le passé n'a aucun impact sur le futur puisque ses actions se sont déjà produites. La preuve en est le message vocal endommagé écouté dans le futur et qui est par la suite laissé par Caitlin alors que celle-ci est en cavale avec Cole. Il en est de même avec le cauchemar récurrent de Cole de lui enfant assistant à la mort d'un homme dans un aéroport, et qui s'avère être la scène de sa propre mort. C'était un peu la morale de ce film, bien que pour l'avoir re-visionné récemment je trouve que c'était assez mal exploité et que cela nous laissait quelque peu sur notre fin.  

 

La série en revanche exploite très bien cela, même si cela ne se décèle pas tout de suite. Au fil  des épisodes, et des aller-retour que font les personnages dans la ligne du temps, on se rend compte des petits détails et intrications des évènements les uns avec les autres. Ainsi, lors d'un voyage des protagonistes dans le passé on pourra être témoin d'une suite d'actions qui prennent part (ou ont des répercussions) avec une situation déjà vu quelques épisodes auparavant (voire même dans une saison précédente) et dans laquelle il y avait une chose mystérieuse ou un dialogue étrange qui prend enfin son sens maintenant que l'on voit l'envers du décor de ces scènes. 

Je n'avais pas vu une aussi bonne gestion du continuum espace-temps depuis Doctor Who et plus particulièrement des très bons épisodes "les Anges Pleureurs" avec le Dixième docteur ou "la Pandorica s'ouvre" (et en conséquence également "Le Colocataire" et  "Le Labyrinthe des Anges" deuxième partie) avec le Onzième docteur. C'est à tel point qu'on se demande si les scénaristes avaient déjà prévu de faire 4 saisons pour que tout réussisse à s'imbriquer à ce point ou s'ils ont juste su habilement rebondir sur les éléments d'intrigues construits au fil des saisons.

 

 

En bref, c'est une très bonne série, avec de très bons scénaristes qui savent se jouer du temps afin de surprendre le spectateur aussi bien sur le développement de l'intrigue que sur celui de ses personnage. Mon seul regret est que celle-ci ne fasse que 4 saisons (de 12 épisodes en moyenne) et que j'aurais bien continué à suivre Cole et Cassie plus longtemps, même si on a au moins l'avantage d'avoir une vrai fin ce qui est plutôt rare.

 

Rédigé par Dorkan

 

0 commentaires

Flynn Carson Et les nouveaux aventuriers

Quelque peu méconnue, tout du moins dans nos contrées, voici une petite présentation d'une série qui, selon  moi, mérite d’être découverte. 

 

 

Un début trébuchant

 

Bien que diffusée depuis 2014 aux Etats-Unis, Flynn Carson (« The librarians » en V.O.) est apparu sur les écrans pour la première fois en 2004 dans la trilogie de téléfilm « Les Aventures de Flynn Carson » :

- Les Aventures de Flynn Carson : Le Mystère de la lance sacrée (2004 de Peter Winther)

- Les Aventures de Flynn Carson : Le Trésor du roi Salomon (2006 de Jonathan Frakes)

- Les Aventures de Flynn Carson : Le Secret de la coupe maudite (2008 de Jonathan Frakes)

 


 

L’histoire s’attarde sur un universitaire surdiplômé du nom de Flynn Carson (incarné par Noah Wyle, bien connu pour son rôle du « Dr John Carter » dans la Série « Urgences ») qui est convoqué à la grande bibliothèque de New York afin d'auditionner pour un poste de conservateur. Ce poste s’avère un peu différent de celui proposé par les autres bibliothèques, en effet celle-ci possède une aile que les autres n’ont pas et dans laquelle se trouve l’ensemble des objets anciens et artéfacts magiques découvert jusqu’alors (une sorte d'« Entrepôt 13 » en somme). Et le rôle du Bibliothécaire est de parcourir le monde à la recherche de ces reliques, dans le but de les récupérer avant qu’elles ne se retrouvent entre de mauvaises mains. 

Flynn guardian.jpgLe seul problème est que notre éternel étudiant n’a jamais passé sa vie ailleurs que le nez plongé dans ses livres et autres ouvrages d’histoires, ce qui le rend bien peu habile pour un travail de terrain. Heureusement pour lui, chaque Bibliothécaire à son "Gardien", un garde du corps qui est là pour assurer sa sécurité et le suivre dans chacune de ses aventures. Ce rôle est tenu par Sonya Walger (connue notamment pour son rôle de « Penelope Widmore » dans la série « Lost »). 

Vous l’aurez compris, le style reprend celui des films d’aventure de la trempe des Allan Quatermain, Benjamin Gates ou autre Indiana Jones. D’ailleurs les films se veulent à l’origine une parodie de ce dernier, usant et s’amusant des codes et autres clichés dans le respect du matériel de base. On se s'étonnera alors pas de retrouver notre héros parachuté en pleine jungle à la recherche d'un trésor perdu au fond d'un vieux temple truffé de pièges en tout genre.

 

 

 Charlene (incarnée par Jane Curtin, vue notamment dans la série Troisième planète après le soleil) est la secrétaire et comptable de la bibliothèque, elle ne se lassera pas d'ailleurs de rappeler à Flynn de conserver tout ces reçus dès qu'il part à l'aventure. Elle a également été le premier Gardien du tout premier Bibliothécaire. 

Ce dernier se nomme Judson (joué par Bob Newhart, le Professeur Proton de « The Big Bang Theory ») et est dorénavant le tuteur de la Bibliothèque. Il se présentera tout naturellement comme le mentor de Flynn. 

Ces deux personnages sont empreints de mystère et sont fortement connectés à la Bibliothèque, qui leur octroie une certaine longévité, la bibliothèque existant depuis plus de 2000 ans.


 

Une entrée en scène inattendue

 

C’est 10 ans après les premières aventures de ce bibliothécaire, plus gaffeur que réel aventurier, que la chaîne TNT décide de relancée sa License. Peut-être peut-on y voir là un lien avec la disparition des écrans de la série « Wharehouse 13 », produite par Syfy, et qui surfait sur le même modèle de lieu secret où sont conservés des artéfacts magiques recueillis aux quatre coins du monde. 

Cette fois-ci c’est John Rogers qui semble avoir en tête de dépoussiérer cette œuvre abandonnée sur une étagère, et quoi de mieux pour se faire que de redonné un coup de neuf à ce personnage. 

Il suffira de voir la première apparition de Flynn dans le pilote de la série (cf. lien vidéo ci-dessous) pour tout de suite constater que les dix années qui le séparent de ces débuts lui ont permis d’acquérir une incroyable expérience du monde et surtout de toutes situations dangereuses.

 

Adieu ainsi le jeune universitaire dépassé par les évènements et perdu dès qu'il n'est plus le nez dans un livre, et bonjour à l'aventurier plus sûrs de lui et désinvolte. 

Hormis Flynn, le pilote permet aussi de retrouver le casting original avec Charlene et Judson (toujours interprété par Jane Curtin et Bob Newhart), mais qui dit nouveau départ, dit aussi nouvelle équipe. Dans un premier temps, le titre nous présente un tout nouveau gardien mais très vite également 3 nouveaux prétendants bibliothécaires.

 

 

Eve Baird est interprété par Rebecca Romijn, que l’on a pu voir dans de nombreux films dont la trilogie X-Men où elle incarnait le rôle de Raven Darkholme (A.K.A Mystique). Colonel dans l’unité anti-terroriste de l’OTAN, elle reçoit au même titre que Flynn dans le film de 2004 une invitation à rejoindre la bibliothèque mais en tant que nouveau Gardien remplaçant ainsi le personnage de Sonya Walger (on notera au passage une certaine ressemblance entre les deux actrices). Flynn étant devenu très solitaire au fil des années, Eve sera surtout là pour soutenir les nouveaux aventuriers.


 

 

 

Cassandra Cillian, jouée par Lindy Booth connue principalement pour son rôle de Claudia dans la série « Sydney Fox l'aventurière », est une jeune femme dotée d’une forme d’intelligence particulière appelée « Synesthésie ». Cette particularité neurologique consiste en une association de plusieurs sens, dans son cas les 5 sens sont touchées (pour elle les chiffres sont des couleurs, les sciences des mélodies et les maths des odeurs) ce qui lui engendre des hallucinations sensoriels qui lui permettent de résoudre les casse-têtes les plus complexes. Elle est la petite touche de légèreté de l’équipe, la petite fille rêvant de licorne et de magie.


 

 Ezekiel Jones, incarné par John Kim, est un voleur recherché par les plus grands services de polices du monde car il passe son temps à chaparder tout ce qui lui tombe sous la main. C’est la bête noire de Flynn, qui n’arrive pas à lui faire confiance et à l’accepter en tant que Bibliothécaire, mais il n’a pas son pareil pour identifier tout système de surveillance ou trouver la faille qui permettra à l’équipe d’entrée et/ou sortir de n’importe quel endroit. C’est un peu l’électron libre du groupe qui aura toujours comme réflexe de d’abord penser à sa personne avant les autres. Même s'il s'avère être un voleur au grand cœur qui finit toujours par abandonner son butin pour venir en aide aux autres. L’attrait de la bibliothèque à son égard est sa grande connaissance des reliques de grande valeur. Son passe-temps favoris est de jouer les pickpockets avec ces camarades.

 


 

 

 

Le personnage de Jacob Stone, est interprété par Christian Kane connu principalement pour son rôle de l’avocat « Lindsay McDonald » dans la série « Angel » ou encore celui de l’expert en Arts martiaux « Eliot Spencer » dans « Leverage ». C’est le seul véritable aventurier (tel qu’on l’entend hebituellement) parmi les trois nouvelles recrues, il a 190 de QI, est expert en Histoire de l’art et en langues anciennes et sa vie passée dans l’Oklahoma lui a permis d’acquérir une bonne expérience des combats (de bar principalement).

 


 

 

 

Le personnage de Jenkins, interprétée par John Larroquette, est en charge de l'annexe de la Bibliothèque. A l'image de Charlene et Judson, il semble bénéficier d'une certaine immortalité conférée par sa connexion à la bibliothèque, il est originaire de Camelot et a fait partie des célèbres chevaliers de la table ronde.

 

 


Ces nouveaux aventuriers ont comme base d'opération l'annexe de la bibliothèque. C'est un point d'accès à la grande bibliothèque, une version plus minimaliste qui se situe en Oregon, au pied du pont St John à Portland. Elle permet d'avoir accès à tous les ouvrages présents dans la bibliothèque mais pas à ses artéfacts, elle leur permet aussi de se rendre à n'importe quel endroit du globe.

 

Une entrée en scène inattendue

 

 

Cette renaissance sur le petit écran radoucis un peu l'original, de la même façon que Sydney Fox était une version plus légère et tout public par rapport à son homologue au fouet du grand écran. La force de cette série étant qu'elle se suffit aussi bien à elle-même qu'en tant que suite des téléfilms, l'introduction succincte des personnages dans le préambule permettant bien de poser les bases de l'univers. Les films peuvent alors être considérés comme des histoires bonus permettant d'en découvrir davantage sur l'origine de certains des objets présents dans la bibliothèque.

 

Par ailleurs l'accent est mis sur la nouvelle équipe, les nouveaux aventuriers, et de ce fait même si le show porte son non (dans la version française), le personnage de Flynn devient secondaire. Sa présence varie fortement d'une saison à l'autre, parfois personnage régulier, parfois simple apparition en "Guest" le temps d'un épisode. Cette absence peut être considérée comme le point négatif de cette série, car Noah Wile est un très bon dans ce rôle et on ne peut que déplorer qu'il ne soit principalement là que pour attirer le spectateur avant de s'effacer au profit de ces petits camarades. Bien que cette sensation, au final, dépendra bien évidemment selon si vous optez de commencer directement avec la série ou bien si vous désirez commencer au travers des téléfilms.

 

L'alchimie fonctionne bien entre ces nouveaux aventuriers, chacun apportant ces qualités et ces défauts, le maillon fort étant Eve qui essaye tant bien que mal de garder une certaine cohésion entre ces caractères bien différents. C'est d'ailleurs un des points forts de la série, contribuer à corriger les lacunes que pouvaient avoir les téléfilms. Le rôle du gardien entre autre, ainsi que ces interactions avec le(s) bibliothécaire(s) pour créer une forte synergie. Car en dehors du premier film les suivants nous montrait un bibliothécaire seul (bien qu'accompagnée par une autre jolie femme le temps de l'aventure) ce qui laissait un peu flou cette notion de complémentarité entre les deux rôles qui semblait pourtant être un élément important du lore. Alors que là, cet aspect à le temps d'être pleinement développé et construit, ce qui est appréciable.

Comme indiqué précédemment, cette série rappelle fortement « Warehouse 13 » pour son côté collecte d'objets aux propriétés magiques à travers le monde. D'ailleurs le rythme du show suit le schéma assez classique de la série-feuilleton, avec pour chaque épisode la recherche d'un objet mystérieux qui est détecté quelque part et que l'équipe va devoir aller récupérer avant de tomber entre de mauvaises main. Mais ceux-ci ne sont jamais totalement indépendant du fil rouge que chaque saison met en place.

Cette série évolue dans un monde où les trésors perdus et légendes oubliées ne sont pas que des contes de fées et la magie, elle, est clairement réelle. Que vous soyez plutôt comédie d'aventure ou bien tout simplement fana de chasse au trésor, cette série saura certainement vous plaire et vous divertir avec son ton léger tout en vous faisant voyager. En bref, Flynn Carson est une version moderne d'Indiana Jones, à ceci près que ce Bibliothécaire dégage une aura et une sagesse qui rappelle étrangement non pas tant un Professeur d'Histoire mais plutôt un certain Docteur.

 

 Flynn.jpgEffectivement, dernier point à souligner, dans cette version Flynn s'avère être devenu une sorte de Docteur à l'américaine. Avec son look et son attitude qui rappelle fortement la version de Matt Smith la référence est encore plus flagrante. On oublie toutes les connaissances scientifiques et extraterrestre et on les remplace par les connaissances sur tous les ouvrages littéraires et mythologiques. Cette similitude est aussi accentuée par le fait que lorsque les personnages débarquent quelque part, où se déroulent d'étranges phénomènes, ils se présentent en tant que "les Bibliothécaires". Tout le monde semblant alors trouver leur présence parfaitement normale bien que cela n'ait pas spécialement de lien avec la fonction habituelle que l'on prête à un bibliothécaire.

 

 

Une musique étrangement familière

 

Pour terminer j'indiquerai que cette sensation de « Doctor Who » à la sauce « Indiana Jones » se traduit également par la musique de ce show. Dans celle-ci, composé par Joseph LoDuca, on remarquera trois titres en particulier qui présentent différents rythmes et sonorités très similaires à ce qu'on peut entendre dans les morceaux composée par Murray Gold pour la période du 11ème docteur incarné par Matt Smith. Voici un petit échantillon de ces ressemblances :

 

Le titre « The Promise of Action », où le début ressemble beaucoup dans l'esprit à « The Sun's Gone Wibbly » et « I Am The Doctor » par exemple. 

Le morceau « Inspirations » s'inspire (à juste titre) de « Amy In The Tardis », on y notera notamment de fortes similitudes dans le début du morceau, mais c'est surtout de 1’42min à 2’05min où la ressemblance est la plus flagrante. Avec pour les 2 morceaux  le thème principal respectif de chacun qui se lance sur la fin. 

Et enfin, « Judson Pep Talk/New Plan/Hallway » reprend les rythmes de la première moitié de « I Am The Doctor » à partir de 1’56min, et dès 3’19min pour la seconde moitié avec son rythme très saccadé. Et enfin à partir de 3’46min où on peut retrouver des flûtes, chœur et mélodie proche de celle de « Amy In The Tardis » à nouveau ou même de « I Remember You ». 

 

Liens des musiques évoquées : 

 

Rédigé par Dorkan

 

0 commentaires

The Orville, plus qu'une simple parodie

 

Parmi les séries de science-fiction en cours de diffusion, rares sont celles qui adoptent une posture délibérément humoristique. C'est le cas de The Orville, space opera farfelu et hommage assumé à Star Trek, créé et incarné par Seth McFarlane, artiste aux multiples talents et surtout à l'origine des séries animées Les Griffin et American Dad ainsi que du très drôle et subversif film à succès Ted.

 

Le pitch est le suivant : Au 25ème siècle, Ed Mercer accepte le poste de capitaine sur un vaisseau d'exploration, l'U.S.S. Orville, et apprend que son officier en second sera son ex-femme, avec laquelle ses relations sont encore tendues. Avec son équipage hétéroclite, ils partent à la découverte de planètes aux mœurs parfois surprenantes.

 

 

Tous les personnages principaux ont au moins un épisode qui leur est consacré, évitant ainsi de les réduire à des figurants qui parlent. Au cours des 12 épisodes composant la première saison (la seconde est prévue pour début 2019), de nombreux codes du space opera sont explorés et parfois détournés : l'organisation du vaisseau, les costumes, le holodeck, les Krills, ennemis inspirés des Klingons...

 

 

Si la série a de prime abord été présentée comme une comédie, s'amusant de parodier certains concepts trekkiens et distillant gags et situations cocasses, son ton a évolué très vite vers des sujets plus graves. La série pose d'importantes questions éthiques, comme en son temps la série dont elle s'inspire, et ne se contente pas de les régler de la manière la plus politiquement correcte. Ainsi, l'oscillation entre humour et sérieux range bien vite The Orville parmi les dramédies, genre de plus en plus répandu et assez apprécié de nos jours. Les thèmes abordés vont de l'identité sexuelle aux génocides, des dérives de la théocratie et de l'extrémisme religieux aux exactions commises au nom de la supériorité d'une espèce...

 

 

 

De son propre aveu, Seth McFarlane s'est également inspiré de la Quatrième Dimension en écrivant The Orville. C'est ainsi que certains épisodes ont des postulats étonnants qui questionnent la société passée, actuelle et future. L'un des épisodes a aussi des airs de Black Mirror. Si la série est optimiste dans l'ensemble, elle n'occulte pas les guerres, dictatures et autres situations difficiles vécues par les habitants des planètes visitées.

 

 

La série peut aussi se targuer d'accueillir des guests de choix : Liam Neeson, Charlize Theron, Robert Knepper, Rob Lowe, Victor Garber... Seth McFarlane jouit d'un réseau efficace ! Le pilote a été réalisé par l'acteur Jon Favreau, plus connu pour avoir réalisé Iron Man 1 et 2 ainsi que les versions en live-action des films Disney Le Livre de la Jungle et le Roi Lion (prévu en 2019). Un autre des réalisateurs de la série, Brannon Braga, a auparavant travaillé sur trois des séries de la franchise Star Trek.

 

En France, la série sera diffusée à partir du 1er octobre sur Warner TV. Bien évidemment, je ne saurais trop vous conseiller de la regarder en version originale si vous le pouvez !

 

0 commentaires

Westworld : Quand les robots prennent le pouvoir

Créateurs: Jonathan Nolan & Lisa Joy

Productions : J.J Abrams et Jonathan Nolan

 

Première diffusion : 30 septembre 2016 (HBO)

Episodes : 22

 

À Delos, un parc d’attraction peuplé de robots dans un décor de far-West, les touristes fortunés peuvent assouvir leurs fantasmes. Mais après des dysfonctionnements de certains hôtes, des employés de Delos mènent l’enquête.

 

« WESTWOLRD » est une série de science-fiction créée par Jonathan NOLAN et Lisa JOY. Il s’agit d’une adaptation du film de MICHAEL CRICHTON "MONDWEST" dans lequel un robot interprété par Yul BRYNNER devenait un tueur suite à un dysfonctionnement. À l’opposé du long métrage original, la série n’est plus centrée sur les touristes mais sur les robots (qu'on appelle ici « les hôtes »). Ces derniers peuvent saigner et ressentir des émotions. Dans ce contexte, la version télévisée s’appréhende comme une réflexion sur la relation entre humains et intelligence artificielle. Parmi les autres différences avec le film, notons que « Le monde de l'Ouest » est la seule attraction là où le long métrage proposait en plus le monde médiéval et le monde romain. 


L'héroïne de la série est DOLORES (Evan Jane Wood). C'est la première hôte à avoir été créée. Elle a été conçue par Arnold WEBER associé de FORD mystérieusement décédée. Au cours des épisodes, elle prend peu à peu conscience de ce qu'elle est. La série est composée d'un casting prestigieux. On y retrouve Anthony HOPKINS, Ed HARRIS (hommage au personnage de Yul BRYNNER dans les films), James MARSDEN (célèbre Cyclope de la saga X-MEN) et Thandie NEWTON bien connue des fans de la saga MISSION : IMPOSSIBLE.

La musique de la série, signée Ramin DJAWADI est une partie intégrante de la narration de WESTWORLD qu'il s'agit des thèmes composés au piano mécanique, des morceaux plus intimistes ou épiques. La musique est là pour exprimer les émotions ou l'absence d'émotions dans cet univers de Western. Cette composition de qualité est nominée en 2016 aux International Films Critics Association Awards et en 2017 pour le Prime Time Emmy Award de la meilleure musique dans une série.

La série est diffusée sur HBO aux Etats-Unis et OCS en FRANCE simultanément à la diffusion américaine. WESTWORLD compte actuellement 3 saisons sur les 5 prévus par ses créateurs. Une réussite, alors que la précédente adaptation télévisuelle "BEYOND WESTWORLD" s'était arrêtée au bout de 5 épisodes, faute d'audience. 

 

WESTWORLD est une excellente série de science fiction qui plaira à tous les amateurs du genre. Cette adaptation, comme beaucoup de créations de science fiction, nous plonge dans un futur finalement pas si fictif et nous éclaire notamment sur le monde du travail de demain, investi par l’intelligence artificielle. 

Dr Zoom

0 commentaires

MacGyver 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que la saison 1 vient de se terminer sur nos écrans français, il est temps de revenir sur cette nouvelle mouture de la série phare des années 80-90 qui a marqué notre  enfance.

 

 

 

Le matériau d’origine

 

https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/736x/38/27/eb/3827eb946c344d2e5398089981577444.jpgCrée en 1985 (quelle belle année) par Lee David Zlotoff, cette série d’action-aventure, mêlant aussi des éléments d’espionnage, compte pas moins de 139 épisodes répartis sur 7 saisons diffusées sur ABC jusqu’en 1992. Par la suite, 2 téléfilms viendront ponctuer la série en 1994.

 

On y suit Angus MacGyver (interprété par le célèbre Richard Dean Anderson) qui travaille comme agent de la fondation Phœnix, dirigée par Peter Thornton (Dana Elcar), et qui a pour but de déjouer toutes sortes de complot et autres missions secrètes aux quatre coins de la planète.

 

La particularité de la série vient de son personnage principal qui déteste les armes à feu et qui peut surtout se sortir de n’importe quelle situation périlleuse grâce à son ingéniosité. Pour ce faire son arme secrète est un couteau-suisse dont il ne se sépare jamais, à l’instar du tournevis d’un certain Docteur. C’est littéralement le pro du système D, il est à même de bricoler tout ce dont il pourrait avoir besoin à partir de rien. Il ne se targuera d’ailleurs jamais d’expliquer en détail tout ce qu’il fabrique sous la forme d’un monologue intérieur (adressé au spectateur) évoquant les souvenirs de ce que lui a appris son grand-père chez qui il a été élevé avec sa mère.

Jack Dalton (Bruce McGuil), quant à lui, est un personnage qui est apparu à plusieurs reprises (19 épisodes en tout), ami de lycée de MacGyver et pilote à ces heures, qui se retrouve toujours dans des histoires un peu louches desquelles Mac doit l’en tirer.

 

 


 

Le nouveau MacGyver

 

Ce sont Paul Downs Colaizzo et Brett Mahoney qui créent cette nouvelle version de 2016.

 

Cette nouvelle série se veut comme la majorité à notre époque beaucoup plus diversifiées au niveau du casting, ce qui entraine quelques changements par rapport aux personnages d’origines.

 

Angus MacGyver est désormais interprété par Lucas Til, que l’on a pu voir récemment dans le film Monster Cars (2017) ou bien la nouvelle trilogie X-Men où il incarnait le rôle d’Alex Summers (Havoc). C’est une version un peu plus jeune du personnage (26 ans ici tandis que Richard Dean Anderson avait déjà 35ans au début de la série) mais le caractère et le look du personnage ont été gardé. Il refuse toujours d’utiliser la moindre arme à feu, porte en quasi permanence son blouson de cuir et ne se sépare jamais de son légendaire couteau de l’armée suisse. Même pour ce qui est de sa coupe de cheveux, on retrouve la même allure mais dans un style plus contemporain (exit la coupe mulet) ce qui donne une bonne remise au goût du jour du personnage. Cependant, contrairement à l’original, il ne travaille plus seul mais au sein d’une équipe dont son vieil ami Jack Dalton est le principal allié et c’est justement là que les plus grandes différences se font sentir.

 

 

 


Le personnage de Pete Thornton laisse sa place à celui de Patricia Thornton, interprétée par Sandrine Holt, toujours en charge de la direction de la fondation Phœnix.

 

Le personnage de Jack Dalton, est interprété par George Eads connu principalement pour son rôle de l’investigateur Nick Stokes de 2000 à 2015 au sein de la série Les experts. Il est la composante musclée (et surtout armée) du duo qu’il forme avec MacGyver sur l’ensemble de leur mission.

 

 

A ces derniers viennent s'ajouter deux autres rôles récurrents que sont Ridley Davis (Tristin Mays) et Wiltz Bozer (Justin Hires). La première est une experte en informatique qui rejoint l'équipe dès le premier épisode. Le second, quant à lui, est le colataire zélé de Mac Gyver qui enchaîne les petits boulots tout en rêvant d'une carrière dans le cinéma. Ce dernier est d'ailleurs une refonte du voisin de Mac.

 

 

 

 


 

Un générique toujours emblématique?

 

Le générique original est inoubliable et la nouvelle version fait de son mieux pour lui rendre hommage. En effet, on remarquera d’entrée de jeu les même premières notes qui nous replongent dans nos souvenirs avant d’abandonner le thème phare pour des nouvelles sonorités beaucoup plus actuelles.

A l’écran, on peut toujours appréciée quelques-unes des mises en place du système D de MacGyver au travers de courts gros plans, d’une très bonne esthétique, mettant l’accent sur l’aspect technique de la série avant de venir afficher le titre de celle-ci. Qui plus est, ce dernier ne se privera pas d’apparaître (dans une police plus sobre et moderne) sur fond d’explosion comme le faisait l’original. Bien que ce dernier plan marque ici la fin de ce générique tandis qu’il ne marquait que la fin de l’intro avant de passer à la partie principale avec la présentation des personnages dans l’original.

 

La durée totale est en effet réduite à une vingtaine de secondes, ce qui pourrait laisser un arrière-goût de trop peu, mais qui bien colle à la sobriété de l’ensemble des génériques actuels.

 

 

Au démarrage de la deuxième saison, la série considère certainement qu’elle a acquis son nouveau public et qu’elle n’a donc plus autant besoin de faire référence à la série originale pour intéresser les spectateurs. Elle opte donc pour un tout nouveau générique qui reprend toujours le nouveau thème mais en change totalement le visuel. Les passages de mise en avant du système D sont toujours là mais le titre de la série a été modifié et apparait désormais à partir d’une mosaïque constituée d’une infinité de ces petits plans « techniques » ce qui donne au tout un côté bien plus numérique et moderne.

Le contexte

 

La série surf sur la vague des reboot des séries et films des années 80-90, cherchant à refaire renaître une license phare en jouant à la fois sur l’aspect nostalgique des anciens spectateurs et la remise au goût du jour dans le but d’attirer un nouveau public. Cela peut être vu comme un manque d’originalité des grandes firmes holywoodiennes en terme de création préférant faire du neuf avec du vieux, tout comme la volonté de faire découvrir aux nouvelles générations des œuvres qui ont marqué leur temps et dont ils ne comprennent plus les références. 

 

Elle nous proposera même un cross-over avec la saison 7 de « Hawaï 5-0 » (2010), elle-même reboot de la série « Hawaï police d’Etat » (1968-1980). Dans lequel Mac et Jack feront équipe avec Chin (Daniel Dae Kim) et Kono (Grace Park) pour aider à sortir des scientifiques coincés dans un immeuble prêt à s’effondrer après un violent séisme.

 

Analyse


En elle-même le résultat final est plutôt pas mal, même si on sent dans les premiers épisodes que la série se cherche encore un peu, le pilote a d’ailleurs eu droit à une deuxième version, la première n’ayant pas réussi à convaincre le panel. Ce que l’on peut comprendre lorsque l’on voit les images du duo MacGyver/Dalton du premier trailer auquel nous aurions pu avoir droit (à gauche) par rapport au résultat final (à droite). J’avoue que personnellement j’aurais eu du mal à y voir un Angus MacGyver digne de ce nom s’ils étaient restés sur leur premier jet.

 

 

La plus grande différence reste cette équipe complète, plus de mission d’infiltration en zone perdue au milieu de nulle part sans aucun moyen de communication et pour seul attirail un couteau suisse (il faut tout de même remarquer que certains épisodes tentent de s’y approcher). Même s’ils se doivent de rester discrets, entre Jack qui ne se déplace jamais sans une arme sur lui, et Riley qui a toujours son ordinateur portable à portée de main, il ne manque que rarement d’un équipement complet.

 

Richard Dean Anderson, lui-même, a émis des doutes sur cette nouvelle version, particulièrement du fait de la présence constante du personnage de Jack et qu’il ne se passe pas un seul épisode sans qu’il se retrouve à tirer dans tous les coins ou à faire exploser quelque chose. Il a aussi indiqué qu’elle perdait ce qui faisait l’essence même de la série, partir d’une petite idée et s’adapter avec tout ce qui se trouve dans l’environnement, et que tout allait beaucoup trop vite avec de l’action dans tous les sens.

 


Cet aspect m’avait paru comme un défaut au départ, mais à bien y réfléchir l’heure n’est plus au héro solitaire tel Mickael Knight au volant de son bolide ou autre David Banner sillonnant les routes à la recherche d’un remède. Cela fait plusieurs années que les séries privilégient les équipes plus ou moins nombreuses, même les super-héros comme Green Arrow, Flash ou Supergirl fonctionnent en équipe de 5-6 personnes maintenant. Au final, cette petite équipe a un petit côté Mission Impossible qui n’est pas pour déplaire. Les intéractions entre les différents personnages fonctionnent bien et aucun ne semble vraiment de trop au côté d’Angus qui, bien que déjà doué dans plein de domaine, se devait à mon sens d’en laisser certains à ses acolytes pour ne pas devenir un personnage trop « cheaté.

 

Et puis le duo MacGyver / Jack fonctionne plutôt pas mal, Jack rempli bien son rôle de soutien. La personnalité de ce dernier relativement opposée à celle de Mac apporte une bonne touche d’humour, notament dans les situations critiques où il finira bien souvent par perdre son téléphone, ses lacets ou la caution de sa voiture de location au détriment d’un bricolage qui leur sauvera la mise. Cela donne également une raison pour notre pro du système D de donner l’explication de ce qu’il met au point car, bien que présente au tout début de la série,  les monologues faisant références à son grand-père se font de plus en plus rare à mesure que la série acquière sa propre identité.

 

 

Quant au fait qu’il soit toujours présent par rapport au personnage d’origine, pour moi il ne se pose pas car le personnage n’est pas vraiment le même. Dans la série originale sa présence était signe de problèmes pour Mac car il était toujours fourré dans des combines un peu tordues, alors que là il fonctionne plus comme un coéquipier tout à fait à même de se dépêtrer tout seul de situation difficile, et même de porter secours à Mac.

 

Cette nouvelle mouture de MacGyver n’est d’ailleurs pas sans rappeler la série « Scorpion », où une équipe de génies, chacun dans leur domaine, résout des problèmes et autres crises par des inventions toutes plus incroyables les unes que les autres usant du matériel à leur disposition. Série qui poursuit actuellement sa quatrième saison outre-Atlantique et qui se laisse agréablement regarder

évidemment nul ne peux égaler la série originale. Néanmoins, comme beaucoup d’autres œuvres, la série est dépendante de son époque. Il est presque évident que si la série initiale sortait de nos jours, soit elle ne fonctionnerait pas (car trop optimiste, aucuns méchants ne meurent vraiment), soit elle serait bien différente de ce qu’elle est (ne serait-ce que par le biais technologique ou aujourd’hui les ordinateurs sont omniprésents alors qu’on en était loin à l’époque) et sans doute plus proche de ce nouveau modèle.

 

Néanmoins, passé le filtre nostalgique qui se délie petit à petit, on s’attache fortement à cette équipe que l’on suit épisode après épisode. Se demandant comment ils vont évoluer au fil de la série. On pourra même noter pour les plus attentifs de petits clins d’œil disséminés ici et là. Comme par exemple dans la première scène où Mac rentre chez lui une réplique de missile sur l’épaule que Bozer a laissé trainer devant l’entrée en prévision de l’utiliser pour un de ses films.

 

 

Pour résumé je dirais que, cette série arrive tant bien que mal à mettre au gout du jour ce personnage iconique même si elle se saura sans doute jamais égaler ce qui a fait le succès de la première. Donc, que vous soyez des fans de la première heure de MacGyver ou que vous soyez juste à la recherche d’une bonne série d’action, je vous invite à découvrir cette série par vous-même (et regarder au moins le premier épisode) sans aprioris et voir si vous accrochez.

 

De plus, bien que plutôt sceptique à la base, je trouve que l’acteur Lucas Til est un très bon choix pour incarner cette version alternativement plus jeune de Richard Dean Anderson.

Rédigé par Dorkan

0 commentaires

Dead Zone : les étranges visions de Johnny Smith

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Création : Michael et Shawn PILLER, d'après le roman de Stephen King

Distribution : Anthony Michael Hall, Nicole de Boer, Chris Bruno, John L. Adams

 

Après six années  passées dans le coma suite à un accident de voiture, Johnny Smith (Anthony Michael Hall), professeur de biologie dans la petite ville de Cleaves Mills, a des visions du futur et du passé chaque fois qu'il touche une personne ou un objet. Il décide alors d'utiliser son don pour aider le shérif Bannerman (Chris Bruno), mari de son ancienne fiancée, à résoudre des enquêtes criminelles.

« DEAD ZONE » est une série fantastique de 6 saisons diffusée du 27 septembre 2002 au 16 juin 2007 sur NETWORK USA. En France, elle est programmée à partir du 27 décembre 2003 sur M6 dans le cadre de la trilogie du samedi. Le show est tourné dans la ville canadienne de Vancouver, tout comme de nombreuses séries telles que « X-FILES  (1993) », « SLIDERS » (1995) , « SMALLVILLE » (2001) ou encore « ARROW » (2012). La ville offre à la fois des décors naturels et des ambiances sombres, tout à fait adapté aux séries fantastiques. 

 

La version tv est la seconde adaptation du roman éponyme de Stephen King, après le fiim de David Cronenberg sorti en 1982. Dans le long métrage, Johnny Smith était interprété alors par Christopher Walken.  Cette excellente transposition de l’œuvre de King reçu un important succès critique à l’époque. En 1984, "Dead Zone" remporte notamment le prix de la critique au festival du film fantastique d'Avoriaz.  

La série est plus une libre adaptation du roman de Stephen King. La longueur de la version télévisée a d'ailleurs nécessité des ajustements. Pour les protagonistes, il faut savoir que le révérend Purdy (David Ogden Stiers) n'existe pas dans le roman il fut inventé pour les besoins de la série. Ce personnage, à la fois allié et ennemi, fait le lien avec le passé de Johnny. Dans la version française, les téléspectateurs reconnaîtront avec amusement la voix de Roger Carel, célèbre doubleur d’Asterix et C-3PO. 


Le dernier épisode de la première saison introduit l'arc narratif concernant le sénateur Greg Stillson, personnage central du roman, qui ambitionne de devenir président des Etats-Unis. Chaque fois que Smith le touche il a une vision d'un futur apocalyptique, Tout au long des saisons suivante. Il fera tout pour l'empêcher d'arriver au pouvoir. Ce sénateur sans scrupule est interprété par Sean Patrick Flanery connu notamment pour la série « Les Aventures du jeune Indiana Jones » dans laquelle il interprétait le célèbre archéologue. On a également pu l’apercevoir dans « Au-delà du réel : l’aventure continue » (1995) ou encore « Charmed » (1998).

 

Parmi les autres personnages principaux, la journaliste Dana Bright  présente dans les saisons 1 et 2, reviendra le temps d'un épisode dans la saison 5. Enfin,  Bruce Lewis kinésithérapeute et ami de Johnny qui après 5 saisons n'apparaîtra que dans 2 épisode de la saison 6.

 

Côté guest stars, on notera l’apparition de Blue Makuma célèbre sergent Parks de la série ROBOCOP (1994) apparaît dans l'épisode « Un doute déraisonnable ». Il incarne un juré dans un procès du nom de BEN CARTWRIGHT : un bel hommage à la série BONANZA ! Patrick Bauchau  célèbre Syndey du « Caméléon » (1996) interprète un peintre dans l'épisode « La muse ».

 

 

La série évoluera quelque peu avec le temps. Sur le fond, le fil rouge avec Stillson est maintenu jusqu'à la fin de la série. Parallèlement, Johnny Smith résout des enquêtes criminelles. La saison 6, est un peu à part, l'intrigue étant partiellement centrée sur le personnage du shérif Bannermann. Au niveau de la forme, chaque épisode démarrait initialement par un monologue de Johnny Smith. Celui-ci sera légèrement modifié durant la saison 3 avant d'être supprimé pour la sixième et dernière saison. Plusieurs changement de casting sont effectués durant la saison finale. Johnny JR, le fils de Smith,  est joué par un autre acteur. Le générique ne dure plus que quelques secondes et enfin Anna Turner devient le nouveau shérif de Cleaves Mills.

 

La série s'arrête au terme de cette sixième saison faute d'audiences et malheureusement, sans véritable conclusion. « Dead Zone » est une très bonne série, très efficace. La série est à voir pour tous les amateurs de feuilletons fantastiques ainsi que les fans de Stephen King.

Dr Zoom

1 commentaires

Star Trek Discovery

 

Enfin une nouvelle série Star Trek ! 12 ans d’attente depuis la diffusion de Star Trek Enterprise, 51 ans depuis la création de la série originale avec le capitaine Kirk aux commandes du vaisseau légendaire.

 

L’attente a été longue et les attentes élevées parmi les fans. Ceux de la première heure, qui ne jurent que par le trio Kirk/Spock/McKoy, ceux des films plus récents qui rebootent la franchise. Autant dire que les créateurs de Star Trek Discovery avaient un peu de pression sur les épaules. Et pour moi, le pari est tenu.

 

 

Les critiques ont pourtant fusé dès le premier épisode : « Oh, infamie ! Une femme comme tête d’affiche ! » Ce n’est pourtant pas la première fois, le capitaine du Voyager était bien une femme, il me semble. Et puis, il faut sortir de vos cavernes un petit peu là, on est en 2017. « Les Klingons sont moches et pas comme dans la série originale ». Je les trouve personnellement plutôt sympas, et puis les Klingons changent de tête dans chaque série, alors... « La technologie, ça ne colle pas du tout avec la série originale ! » Alors oui, la technologie fait plus moderne dans Discovery que dans la première série mais c’était nécessaire. On peut difficilement concevoir un futur aussi lointain où la tablette et le téléphone portable sont le must de la technologie… Il fallait adapter aux évolutions et aux possibilités offertes par la technique d’aujourd’hui.

 

 

Et les effets spéciaux sont réussis, très réussis. L’espace, les vaisseaux, les aliens... la baleine de l’espace !

 

 

 

Mais quel est donc le pitch de cette nouvelle série ?

 

 

 

L’histoire se passe dix ans avant les aventures du capitaine Kirk. Michael Burnham est premier officier à bord de l’U.S.S. Shenzhou, sous les ordres du capitaine Philippa Georgiou. Lors d’une mission, le vaisseau tombe sur un artefact inconnu flottant dans l’espace qu’il aurait mieux fallu ne pas examiner de trop près. Le vaisseau se retrouve au milieu d’un rassemblement des clans klingons et leur offre une excuse pour s’unifier contre la Fédération lorsque Burnham tue leur porte-flambeau.

 

La guerre commence, la capitaine du Shenzhou est tuée, Burham passée en cour martiale pour mutinerie et condamnée à la prison à vie.

 

Heureux coup du hasard, plusieurs mois plus tard, lors d’un transfert, elle est récupérée par l’USS Discovery dont le capitaine, Gabriel Lorca, voit en elle un potentiel qu’il entend bien utiliser. Il lui propose un poste à bord de son vaisseau qui est destiné à devenir l’arme secrète de la Fédération, grâce à son moteur unique.

 


 

Tous les personnages ont quelque chose qui les rend intéressants et attachants.

 

 

- Gabriel Lorca, le capitaine, a un petit côté pas tout à fait clair dans sa tête qui le rend dangereusement imprévisible. Tout ce qui compte pour lui ? Son vaisseau et gagner la guerre, quel qu’en soit le prix.

 

- Michael Burnham, élevée par les parents de Spock sur Vulcain dans les préceptes de la logique et qui doit apprendre à faire une force de son humanité.

 

- Saru, premier officier du Discovery. Kelpien, son espèce est, sur sa planète d’origine, la proie de nombreux prédateurs. Il en garde les réflexes et la peur innée et est capable de sentir le danger. Il garde un certain ressenti envers Burnham suite à la mort de leur ancien capitaine.

 

- Sylvia Tilly, toute jeune recrue qui se lie d’amitié avec Burnham et rêve de devenir capitaine. L’élément comique, naïf de l’équipage.

 

- Paul Stamets, lieutenant et spécialiste des… champignons de l’espace. Avec son caractère bougon qui va bien aux scientifiques connaissant l’étendue de leur intelligence dans le milieu de la science-fiction. Jusqu’à ce qu’il s’injecte l’ADN d’un morpion de l’espace...

 

- Son compagnon, le docteur Hugh Culber. On ne connaît pas encore trop le personnage, il reste donc matière à explorer.

 

- Ash Tyler, prisonnier des Klingons et torturé (de maintes façons) pendant 7 mois, il est promu chef de la sécurité du Discovery sans même disposer d’un petit congé pour se remettre. Les questions sont nombreuses à son sujet et on espère une réponse dans la deuxième partie de la saison.

 

 

Après 9 épisodes, en attendant la fin de la pause hivernale, il est déjà possible de se faire une véritable idée sur la qualité de la série. Les épisodes sont bons, voire très bons. J’ai été un peu moins convaincue par l’épisode « comique » de cette première partie – Épisode 7, « Troubler l’esprit des sages (Magic to Make The Sanest Man Go Mad ) » - mais cet épisode avait un petit côté Star Trek à l’ancienne qui n’était pas pour me déplaire. On retrouve d’ailleurs des codes utilisés dans les autres séries Star Trek dans plusieurs épisodes tout en gardant le fil rouge nécessaire, semble-t-il, aux séries contemporaines.

 

 

L’œil averti verra des références aux autres séries de la franchise dissimulées un peu partout : Un tribble par là (si, si, la boule de poils qui se multiplie à la vitesse de la lumière), des références à Spock (ce qui est logique puisque notre héroïne est sa sœur adoptive), le nom du capitaine Jonathan Archer dans le classement des capitaines de Star Fleet les plus méritants. On retrouve même des visages connus avec Sarek et Mudd par exemple.

 

 

 

Un effort semble être fait pour mettre les femmes plus en avant que l’on a l’habitude de le voir, ce qui est rafraîchissant. Une capitaine… qui meurt. Une chef de la sécurité… qui meurt. Une amirale qui… Mauvais exemples peut-être. Mais au moins le personnage de Michael Burnham (un prénom masculin ! Je trouvais ça cool en me disant que dans le futur certains prénoms masculins étaient passés mixtes et j’ai été un peu déçue de voir que Burnham était une exception) est bien travaillé, fort et attachant. Et puis, elle a été élevée par des vulcains, et ça, c’est top !

 

On notera aussi, une première pour la franchise, des personnages gays assumés qui vivent leur couple comme tout un chacun. Parce que, dans le futur, les gens ont le droit d’aimer et de vivre leur vie. C’est fou.

 

 

Un bilan donc très positif pour cette première partie de saison et une saison deux déjà commandée. De quoi assurer encore de longues heures de visionnage ! Il ne reste plus qu’à attendre la suite… Oh ! Désespoir !

 

 

 

Longue vie et Prospérité !

 

 

 

Par Illogical Logic

 

 

0 commentaires

Prison Break: Michael Scofield le roi de l’évasion

Parce que son frère a été condamné pour un crime qu’il n’a pas commis, Michael Scofield (Wentworth Miller) se fait volontairement incarcérer dans la prison de Fox River afin de le faire évader...

 

 

 

 

 

 

Créateur : Paul Sheuring

Distribution : Wenworth Miller, Dominic Purcell, Sarah Wayne Calliers

Musique : Ramin Djawad

"Prison Break" est une série carcérale créée par Paul Sheuring, connu également pour « Zero Hour » (2013). Le show compte initialement 4 saisons diffusées entre 2005 et 2009 sur la FOX. C’est en 2003 que Paul Sheuring a l’idée du concept original : une intrigue sur fond de conspirations où un homme se fait incarcérer dans la même prison que son frère pour le faire évader. La FOX refuse ce projet le jugeant peu viable aux attentes des téléspectateurs. Steven Spielberg intéressé par le projet souhaite en faire un film, malheureusement le tournage de "La Guerre des mondes" (2003) repoussera constamment la production. Finalement, la FOX reviendra sur sa décision et lancera la série en 2005 qui comme nous le savons connaîtra un grand succès. En France, les audiences seront également au rendez-vous. La série fut diffusée sur M6 le jeudi soir à 20h50 durant les trois premières saisons pour ensuite être déplacée le samedi soir pour la saison 4. La musique originale du générique est remplacée par une chanson du rappeur Faf La rage intitulée « Pas le temps », disque de platine en 2007.Une autre chanson de FAF LARAGE intitulée « C’est pas ma faute » sera utilisée pour le générique de fin à partir de la saison 2.

 


Le succès de Prison Break, outre un scénario bien ficellé, repose pour beaucoup sur la qualité de son casting. Le personnage principal est Michael Scofield interprété par Wentworth Miller, acteur précédemment aperçu dans "Buffy contre les vampires" (1997) et "Dinotopia" (2002). Dans la première saison, Scofield se fait volontairement incarcérer à la prison de FOX RIVER pour faire évader son frère Lincoln Burrows accusé du meurtre du frère de la vice -présidente des États-Unis. Burrows, incarné par Dominic Purcell devenu célèbre grâce à l'éphémère série "John Doe" (2002), s'est en réalité fait piéger par le CARTEL, une puissante organisation criminelle. Grâce à son extraordinaire intelligence, Scofield a organisé minutieusement leur évasion allant même jusqu'à se faire tatouer les plans de la prison sur le torse.

 


La distribution de « Prison Break » compte de nombreux visages connus du grand public. Les téléspectateurs pourront notamment reconnaître Henry Pope, le directeur de la prison incarné par Stacy Keach, célèbre interprète du détective Mike Hammer dans la série télévisée de 1984. Le Dr Sara Tancredi, responsable de l'infirmerie dont Scofield tombera amoureux, est incarné par Sarah Wayne Callie, actrice révélée par la série "Tarzan et Jane" (2003) et revue depuis dans « The Walking Dead » (2010). Disparue à la fin de la saison 3, elle réintégra le casting de la série grâce à la mobilisation des fans. Du côté des prisonniers, Theodore Bagwell (dit T BAG), meurtrier et pédophile interprété par Robert Knepper, est connu notamment pour les séries "Le visiteur" (1997), "Heroes" (2006) ou "le Transporteur III" au cinéma. John Abruzzi, bras droit d'un parrain de la

mafia interprété par Peter Stormare vu dans « Le Monde Perdu » (1997), « Armageddon» (1998) et "le Dernier Rempart" (2013).

 

 

 

Outre, le casting, la qualité des décors contribuent au succès de la série. Pour l’anecdote, la première saison fut tournée en grande majorité à l'ancienne prison de Jollet dans la banlieu ouest de Chicago avant d’être délocalisé à Dallas et Los Angeles. Durant le tournage d'une scène dans laquelle son personnage est sur le point d'être exécuté dans le couloir de la mort, Dominic

Purcell refusa de s'asseoir sur la chaise électrique. Une réplique fut donc construite pour le besoin de la scène.

 

Initialement écrite pour une seule saison, l’intrigue de la série évolua sensiblement au cours de ses quatre années de diffusion. Durant la seconde saison Scofield et les autres évadés de la prison Fox River sont traqués par la police et le FBI. La chasse est dirigée par l'agent Alexander Mahon (William Fitchner), mandaté par le CARTEL pour éliminer les deux frères. Dans la saison 3, Scofield est incarcéré à la prison de Sona au Panama en compagnie de l'agent Mahon et du psychopathe T BAG. Il doit faire évader James Wisthler un agent du CARTEL en échange de la libération de Sara et L J, le fils de Lincoln . Et enfin dans la saison 4 les évadés du pénitencier de FOX RIVER sont recrutés par l'agent du FBI Don Self pour récupérer SCYLLA, le livre noire du CARTEL.

 

En 2009, la FOX décide d'annuler la série au terme de sa quatrième saison en raison d'une baisse d'audience, la série s'étant essoufflée au fil des saisons. Elle se conclua avec le téléfilm « FINAL BREAK » En 2016 la FOX annonce le retour de la série avec une cinquième saison de 9 épisodes. Dans cette nouvelle saison, Lincoln Burrows découvre que son frère qu'il croyait mort est incarcéré dans une prison du YEMEN. Dans ces nouveaux épisodes, on retrouve également Sara, Sucre,C-Note et T BAG. Les intrigues de ces derniers épisodes restent globalement de bonne facture.

 

« Prison Break » est une série bien rythmée et riche en rebondissements qui contribua à relancer le genre des série carcérales que l'on croyait mort depuis l'arrêt de la série « OZ » (1997). A voir et à revoir pour tous les amateurs du genre.

 

Rédigé par Dr Zoom

0 commentaires

Les meilleurs épisodes de STARGATE SG-1

0 commentaires

Boomtown : un cop show en avance sur son temps (2002-2003)

Créateur 

 

Graham Yost 

 

 

Distribution  :

 

Donnie Wahlberg (Détective Joel Stevens) 

Neal McDonough (David McNorris)

Mykelti Williamson (Détective Bobby Smith) 

Gary Basaraba (Officier Ray Hechler) 

Lana Parilla (Teresa Ortiz) 

 

Date de diffusion  :

 

29 septembre 2002 (USA) 

1er janvier 2004 (France)

 

Nombre d'épisodes  : 24 épisodes (2 saisons)

 


 

 

"Boomtown", c’est d’abord une série que j’ai découverte sur France 2 (en 2004, la série datant de 2002 aux Etats-Unis),  à l’époque où je tolérais encore la VF. Puis, je l’ai achetée en DVD pour la revoir en VO et en apprécier toutes les nuances. Car c’était un bijou qui méritait qu’on s’y attarde. Encore aujourd’hui, j’en admire affectueusement l’écrin et je suis fière de cette acquisition que trop peu de monde peut revendiquer (même si c’était au détour d’une tête de gondole devant les caisses de Carrefour pour moins de 20€). Série méconnue, laissée pour compte malgré les récompenses et nominations qu’elle a raflées, elle n’a pas malheureusement pas survécu au-delà d’une (courte) saison 2.

 

Elle méritait mieux. Franchement. Je suis assez friande de cop-shows : j’aime particulièrement "Esprits Criminels", "Major Crimes", "Cold Case", "FBI Portés Disparus", "The Mentalist" ou "Castle"', même si je ne suis pas toujours aussi assidue que je le devrais. J’aime ces séries car j’aime les histoires de crimes. Oui, j’aime la sensation de malaise que me procure la souffrance de personnages fictifs. J’aime remonter la piste des tueurs avec les enquêteurs, les traquer et les arrêter dans leur frénésie meurtrière. Je ne serai jamais dans la police, mais j’aime vivre ça par procuration, confortablement installée dans mon salon. Ces séries m’apportent toutes quelque chose, ont toutes leur marque de fabrique, mais ne sont pas toujours extrêmement surprenantes.

"Boomtown" était différente. Elle n’avait pas grand-chose en commun avec l’archétype de la série policière classique. Elle avait un format hors normes, ce qui n’a pas dû l’aider à rentrer dans le moule taillé pour la très linéaire franchise "New York District" et autres "Experts". Car chaque épisode de "Boomtown" est un puzzle qui n’est reconstitué intégralement que dans les dernières minutes, toujours de manière magistrale, avec la part de noirceur poétique qui convient.

 

"Boomtown" ne se contente pas de suivre une brigade au quotidien, de la découverte du crime à sa résolution, comme le font la plupart des séries du genre. La chronologie est bouleversée et l’art de la narration maîtrisé à la perfection. La série nous montre les versions de multiples protagonistes, qu’il s’agisse des personnages réguliers (deux inspecteurs, deux officiers de police, l’assistant du procureur, une journaliste, une ambulancière), mais aussi des témoins, des victimes et des tueurs. Les événements sont décortiqués de différentes manières à travers les yeux des personnages, si bien que l’on reste sur nos gardes jusqu’au dénouement final. Chaque épisode apporte son lot de surprises, et certains d’entre eux peuvent même prétendre au titre de chefs-d’œuvre du petit écran. 

Bien entendu, la série ne fait pas l’impasse sur les personnages, dont on partage les déboires personnels autant que professionnels. L’alcoolisme, l’adultère, la pédophilie, la perte d’un enfant, des couples au bord du gouffre, des ambitions oubliées, des rivalités entre collègues, la tentation de la corruption et de l’argent facile sont des thèmes qui gravitent tout au long de la saison 1.

 

Cette série est un coup de maître. Terriblement en avance sur son temps, elle a été d’après moi précurseur de séries plus récentes dont le format éclaté et rythmé change l’image de la télévision. Ce qui se fait aujourd’hui sur le petit écran est souvent de meilleure qualité et plus osé que bien des longs-métrages diffusés au cinéma. Sans vouloir être présomptueuse (Boomtown n’a pas nécessairement le monopole des influences des séries des années 2010), je pense que la série a participé de manière révolutionnaire à la modernisation de la fiction télévisée. C’est pourquoi il est bien dommage qu’elle soit arrivée quelques années trop tôt, alors que ni le public, ni les chaînes n’étaient prêts.

Je ne sais ni si c’est la construction particulière des épisodes, celle-là même qui fait de "Boomtown" une œuvre de génie, qui a perdu les téléspectateurs ni si NBC n’a autorisé une saison 2 qu’à la condition de revenir à un format plus classique. Toujours est-il que la saison 2, qui se laisse malgré tout regarder avec plaisir, ne reprend pas les éléments qui faisaient de "Boomtown" un show incroyablement innovant et original. La narration reprend un ordre chronologique, d’une facture bien plus classique que ce à quoi la série nous avait habitués. Composée de 6 épisodes seulement, elle ne conclut même pas la série de manière satisfaisante et nous laisse un peu sur notre faim, sans se terminer pour autant en queue de poisson, fort heureusement. La deuxième et dernière saison comporte aussi d’excellents épisodes, mais beaucoup moins avant-gardistes dans leur construction.

 

Une fin plutôt décevante, donc, presque dispensable même si les intrigues et le jeu des acteurs restent parfaits. Comme si on avait décidé de se résigner et de tabler sur la médiocrité des téléspectateurs pour faire de l’audience. Cela n’a évidemment pas fonctionné et la série a été annulée en cours de saison. Tant pis pour les fans…Je ne saurais vous conseiller un épisode plutôt qu’un autre, car ils sont bien peu nombreux à comporter des faiblesses. Graham Yost, le créateur de la série, a eu un succès plus durable par la suite avec la série "Justified", que je n’ai pas encore eu le plaisir de découvrir.

 

 

Rédigé par EclectiGirl
Rédigé par EclectiGirl
0 commentaires

The Wild Wild West (Les Mystères de l'Ouest)

Les Mystères de l’Ouest, The Wild Wild West en version originale, est une série de quatre saisons diffusée entre 1965 et 1969 aux Etats-Unis.

 

 

 

Créateur : Michael Garrison 

 

Distribution : 

 

Robert Conrad (James T. West)

 

Ross Martin (Artemus Gordon) 

 

Michael Dunn (Dr Miguelito Loveless)

 

Première diffusion télévisuelle :

 

17 septembre 1965 (USA) 

9 avril 1967 (France) 

 

 

Épisodes  : 104 (50 minutes)


 

 

Si vous vous attendez à une série de type western classique à la "Rio Bravo" ou "Le Bon, la Brute et le Truand", vous allez être quelque peu décontenancé lorsque vous verrez apparaître les premiers éléments anachroniques qui parsèment la série et en font un ovni de la télévision.

 

Si le thème principal est bien sûr le western avec ses cowboys, ses courses poursuites à cheval et ses  demoiselles en détresse, de nombreux épisodes jouent sur les anachronismes en insérant des éléments qui ne devraient pas exister dans les années 1870. Ne soyez donc pas étonnés de croiser des tanks, des missiles, des sous-marins ou encore des robots à apparence humaine… Si on se replace dans le contexte de l’après-guerre de Sécession, on peut donc aisément qualifier cette production de série de science-fiction.

 

Certains épisodes vont plus loin en tirant nettement sur la corde du fantastique, la plupart de ces épisodes mettant en scène le diabolique inventeur et ennemi juré de James West et d’Artemus Gordon, le Docteur Miguelito Loveless.

 

Revenons-en à l’histoire. Nous suivons les aventures de James West, agent secret au service du Président Grant joué par Robert Conrad et de son coéquipier, Artemus Gordon, acteur et inventeur de génie joué par Ross Martin. Les deux amis traversent le pays à bord de leur train privé (ça paye bien, agent secret semble t-il) pour accomplir des missions variées allant de la mise en déroute de plans machiavéliques au baby-sitting d’éléphant sacré.

 

Chaque épisode est intelligemment découpé en quatre actes, le schéma se répétant plus ou moins, mais ne laissant jamais place à l’ennui. Les histoires sont en effet variées et même si on peut retrouver certains éléments de l’une à l’autre, elles ne manquent jamais d’imagination.

 

On retrouve bien souvent (un peu trop) une jeune femme en péril qui tombe éperdument amoureuse de West en l’espace d’un clignement de cil. Cette jeune femme s’avérera alors une alliée ou bien une dangereuse ennemie, les deux n’étant étrangement pas incompatibles. Étant une femme, le coté machiste de la série me gêne un peu mais lorsque l’on replace l’histoire dans le contexte de l’Ouest sauvage et de l’année qui a vu naître la série, 1965,  on peut pardonner ce manque de profondeur de nombre de personnages féminins.

 

J’avoue avoir été tout de même un peu choquée lorsque, dans un épisode nous présentant une jeune femme docteur, intelligente et de caractère bien trempé, tout « rentre dans l’ordre » quand cette jeune femme promue à un grand avenir décide finalement qu’elle doit plaire aux hommes, jeter ses lunettes et se vêtir de froufrous et de dentelles…

Un autre élément que l’on retrouve souvent, c’est la capacité de James West à se retrouver prisonnier du grand méchant et/ou menacé d’un terrible danger. Se faire assommer ou endormir une fois, deux fois, ça passe. Mais au bout d’un certain temps… Enfin James, apprends de tes erreurs !

 

C’est à ce moment qu’Artemus entre en action. Se grimant pour passer inaperçu, il pourra alors voler à la rescousse de son acolyte et l’aider à venir à bout des méchants. Son rôle ne s’arrête bien sûr pas à cela et on le verra souvent concocter des potions et fabriquer des gadgets qui les aideront tout au long de leurs aventures, des gadgets qui n’ont rien à faire en 1870, cela va sans dire.

 

 

L’amitié entre les deux personnages est très présente dans cette série, l’un et l’autre partageant une confiance absolue, c’est d’ailleurs cette amitié forte et les échanges qui en découlent qui  font de cette série l’une de mes favorites. Rajoutons l’ambiance western, le train bardé de gadgets, de l’action, des indiens, des méchants charismatiques et cette série a tous les ingrédients nécessaires au succès.

Dommage que le film de 1999 avec Will Smith ait été un tel navet. Un reboot fidèle aurait peut-être permis de ramener cette excellente série au goût du jour.

 

Pour ma part, j’ai un faible pour la saison 3 et je la conseille à tous ceux qui auraient peur de se confronter à cet univers western/science-fiction/fantastique. La saison 3, en effet, renoue avec le western tel qu’on le connaît habituellement. On vient ici à bout de révolutions civiles, on innocente des condamnés à la corde, on déjoue des complots et des tentatives d’assassinat. Et tout ceci avec une dose bien plus mesurée d’anachronismes.

 

La saison 4, à mon grand regret, voit moins d’épisodes avec notre duo, l’acteur d’Artemus Gordon, Ross Martin, ayant souffert d’une crise cardiaque à l’époque du tournage. Il s’en remettra heureusement mais sera fatalement frappé de nouveau en 1981. Dans cette saison, on retrouve donc parfois James West en mission solo ou accompagné d’un autre agent, Jeremy Pike. Cela n’empêche pas cette saison de compter de très bons épisodes.

Je citerais justement The Night Of The Pistoleros, épisode 19 de la saison 4, dans lequel James et Artie doivent empêcher une guerre d’éclater avec le Mexique. Artie est tué, laissant James désœuvré et cherchant à se venger. Bien sûr, Artemus n’est pas vraiment mort et ici est utilisée une méthode dont les scénaristes ne semblent pas se lasser, celle du double. Quoi qu’il en soit, cet épisode est assez fort émotionnellement et ça, c’est bien.

 

Citer un seul épisode est bien trop compliqué, alors je vais rajouter un petit épisode de la saison 3 : Episode 5, The Night Of Jack’O Diamonds. Du pur western sans gadgets avec un vrai bandit des grands chemins, un cheval volé et des fusillades dans le désert ! 

 

Sur ce, je vous souhaite une bonne découverte ou redécouverte !

 

Rédigé par Illogical

0 commentaires

Sherlock Holmes (1984)

La série Sherlock Holmes de 1984 est découpée en quatre périodes successives : les aventures de Sherlock Holmes, le retour de Sherlock Holmes, les archives de Sherlock Holmes et les mémoires de Sherlock Holmes. La série compte 41 épisodes et 5 téléfilms.

 

Créateur : John Hawkesworth

 

Production : Granada Television 

 

Distribution  : 

 

Jeremy Brett (Sherlock Holmes) 

 

David Burke / Edward Hardwicke(Dr Watson) 

 

Rosalie Williams (Mrs Hudson) 

 

1ère diffusion : 

 

24 avril 1984 (Grande-Bretagne) 

 

25 décembre 1988 (France) 

 

 

Qui ne connaît pas Sherlock Holmes ? Le héros des nouvelles de Sir Arthur Conan Doyle, le détective à la loupe, le brillant déducteur toujours accompagné du non moins connu docteur Watson.

 


 

 

Sherlock Holmes est détective consultant, le seul au monde puisqu’il a inventé la profession. Ses talents d’observation, sa mémoire exceptionnelle, son don pour les déguisements, en font un atout indispensable pour Scotland Yard.

 

Au 221B Baker Street, il reçoit également les âmes égarées qui viennent à lui dans l’espoir qu’il résolve intrigues et mystères. Assisté de son ami, le docteur Watson, il applique sa méthode de déduction pour venir à bout d’énigmes qui bien souvent révèlent bien plus qu’elles n’y paraissent.

 

Il s’agit d’un personnage complexe et captivant qui mérite les nombreuses adaptations qui lui ont été dédiées. 


 

Oubliez juste le « élémentaire, mon cher Watson » par pitié pour l’auteur qui n’a jamais écrit ces mots.  Remis au goût du jour par l’excellente série Sherlock de la BBC, le héros des nouvelles de Sir Arthur Conan Doyle a connu son lot d’adaptations. Mais aucune n’est aussi fidèle à l’œuvre originale que celle-ci. Quelques libertés sont prises de temps à autre, mais ce sont des libertés nécessaires au passage d’un roman au petit écran qui ne font qu’ajouter de l’authenticité à l’univers victorien dépeint.

En règle générale, chaque épisode ou téléfilm est ainsi une retranscription quasi parfaite de l’une des aventures du détective consultant.

 

Pour ceux qui ont lu l’œuvre de Conan Doyle, c’est la série à voir. Pour ceux qui qui aimeraient découvrir les aventures du détective mais qui ont la flemme de lire les livres (outrage), c’est la série à voir. Quant aux autres, eh bien… cela reste une très bonne série qui mérite que l’on s’y attarde et c’est pour cela que je vais prendre quelques minutes pour vous la présenter.

 

Si l’action peut parfois sembler manquer, du fait justement de la grande fidélité à l’œuvre originale, les épisodes restent bien rythmés et réalisés avec art, nous plongeant avec brio dans l’époque victorienne. La mise en scène est en effet extrêmement bien pensée et les prises de vues sont d’une rare précision et originalité. Rien ne semble laissé au hasard, tout contribue à l’immersion du spectateur. Ainsi la scène nous est parfois présentée de la pièce adjacente, d’un miroir, parfois d’une distance importante ou d’une proximité écrasante.

 

 

Jusqu’à ce brouillard qui semble quasiment omniprésent dans les rues de ce Londres victorien et qui participe à la création d’une ambiance mystérieuse, parfois sombre.

Mais si la série est considérée par la plupart des Holmésiens comme la meilleure adaptation de Sherlock Holmes, c’est surtout dû au talent de l’acteur principal, Jeremy Brett. Il est LE Sherlock Holmes, inégalé et très certainement inégalable. Perfectionniste, l’acteur connait le Holmes de Conan Doyle sur le bout des doigts et se donne à cœur de lui être fidèle tout en lui apportant une profondeur nouvelle. Sherlock Holmes est ici captivant, magnifique.

En constante recherche de mystères à résoudre pour satisfaire son esprit en ébullition, Holmes est aussi sujet à l’ennui et à la dépression, des chemins sombres qui le tournent vers la cocaïne. Une part sombre qui le rend plus attachant, plus réel et qui est, dans la série, parfaitement représentée.

C’est avec cette série et grâce à l’acteur principal qu’aux yeux des fans, le détective consultant prit réellement vie.

 

Il faut noter cependant que le jeu de Jeremy Brett est à son apogée pendant les deux premières saisons, la maladie qui afflige l’acteur l’empêchant d’être aussi actif pour les suivantes. Malheureusement, son décès précoce nous privera d’un grand acteur et mettra fin à l’aventure avant que toutes les nouvelles de Conan Doyle ne soient adaptées.

Il reste cependant, comme je l’ai déjà dit, le seul acteur à avoir su s’approprier avec un tel naturel toutes les facettes du détective consultant, lui attribuant mimiques et gestes qui seront repris par Benedict Cumberbatch dans la série de 2010.

 

Quant au docteur John Watson, joué par David Burke dans les aventures de Sherlock Holmes puis par Edward Hardwicke, il est lui aussi particulièrement fidèle au personnage de Sir Arthur Conan Doyle. Et s’’il n’a pas la prestance où la brillance de Sherlock Holmes, il reste un personnage intelligent et attachant. Cela lui rachète une réputation souvent bafouée dans maintes adaptations où son rôle est sous-estimé voire risible. Ici, il est le public nécessaire à Holmes, l’élève qui s’émerveille des capacités de déduction du maître détective mais pas seulement. Il est aussi l’ami qui s’inquiète pour Holmes et qui n’hésite pas à lui tenir tête lorsqu’il le faut.

 

L’amitié qui existe entre les deux personnages est forte, émouvante. Watson fait ressortir le côté humain de Holmes en opposition à la logique froide dont il fait souvent preuve. Le détective, s’il fait souvent preuve de peu de tact dans ses arguments avec le docteur reste sensible aux sentiments et à la sécurité de son, semble-t-il, seul ami. Ce qui met en lumière certaines émotions qui, sans Watson, ne nous seraient pas montrées.

 

Ainsi, cette série unique mérite d’être considérée comme la meilleure adaptation de l’œuvre de Conan Doyle sur plusieurs plans : La fidélité à l’œuvre originale, la mise en scène, le jeu de Jeremy Brett et la mise en avant discrète des relations entre les personnages.

 

Je terminerai cette présentation de la série Sherlock Holmes en m’arrêtant sur un épisode choisi parmi tant d’autres.


 

Un épisode notable, saison 1, épisode 6 : « Le ruban moucheté ». Une jeune femme terrifiée à l’idée de mourir se tourne vers Sherlock Holmes. Deux ans auparavant sa sœur aînée, à la veille de son mariage, meurt dans sa chambre, derrière une porte close, de circonstances inexpliquées. Un sifflement dans la nuit et ces derniers mots : « c’était le ruban… le ruban  moucheté ».

 

Je classe cet épisode parmi mes favoris principalement car c’est l’un des rares où l’on peut voir Holmes effrayé par quelque chose. Et aussi parce qu’il est étrangement très prenant, tant son atmosphère sombre capte le spectateur. On en arrive à être stressé en même temps que les personnages.

 

Et le fin mot de l’histoire, le modus operandi est ingénieux tout en restant simple mais surtout particulièrement vicieux. Sherlock Holmes : « Quand un médecin tourne mal il devient le pire des criminels. »

 

 

Rédigé par Illogical

2 commentaires

« Le caméléon » : les mille et une identités de Jarod

 

 

Créée en 1996 par Steven Long Mitchell et Craig Van Sickle, la série télévisée « Le Caméléon » (The Pretender) aura tenu en haleine les spectateurs de la chaîne M6 durant 4 saisons. Silver Screen revient sur les intrigantes aventures de Jarod et Mlle Parker.


Jarod (Michael T. Weiss) est doué d’une intelligence supra normale. Il est un « caméléon » : un homme capable d’assumer de multiples identités. Il peut devenir médecin, pilote de chasse, garde-côte, policier, etc. Son histoire débute en 1963, le jour où il est enlevé à sa famille par des chercheurs d’une entreprise appelée « le Centre ». Il y passera toute son enfance. Devenu adulte, il prend la fuite après avoir découvert que ses observations lors de simulations ont contribué à provoquer la mort de milliers d’innocents. Il décide ainsi d’utiliser ses dons pour réparer les injustices et part à la recherche de ses parents. Il se retrouve traqué par Mlle Parker (Andrea Parker), une femme froide et fumeuse invétérée qui est également son amie d’enfance. Elle est accompagnée de Sydney (Patrick Bauchau) l’ancien mentor de Jarod et Broots (John Gries), un informaticien pour qui elle a peu d’estime.  

 

La série est composée de 4 saisons (86 épisodes) et 2 téléfilms diffusés à partir de 1996 sur la chaîne américaine NBC et dès l’année suivante sur M6 dans le cadre de la trilogie du samedi. Pour l’époque, «Le Caméléon» s’avère assez innovante dans la mesure où elle est construite comme un véritable feuilleton, présentant un nouveau fil conducteur à chaque saison. Sur le fond, l’histoire de Jarod est avant tout une quête d’identité. L’aventure de cet homme altruiste, découvrant le monde à travers les yeux d’un enfant, est très touchante. Le ton général de la série fait beaucoup penser au « Fugitif » production qui a également inspiré Kenneth Johnson pour « L’Incroyable Hulk » (1978). On y retrouve par ailleurs beaucoup d’histoires sur fond de théorie du complot… Principale marque de fabrique d’une autre série des années 1990 : « The X-Files ». 


En termes de distribution, « Le Caméléon » réunit un casting de qualité. Chaque épisode est l’occasion de constater les talents de jeu du protagoniste principal, Michael T. Weiss, capable d’endosser une nouvelle personnalité pour chaque aventure. Andrea Parker est également efficace dans un rôle proche de celui d’Emma Peel dans « Chapeau melon et bottes de cuir » (1961). Les deux acteurs évoluent au côté de plusieurs visages connus des téléspectateurs. Patrick Bauchau, l’interprète de Sydney (mais également de son frère jumeau) est apparu aux côtés de Roger Moore, dans « Dangereusement vôtre » (1985) ou « Panic Room » (2001) avec Jodie Foster. Sur le petit écran, on a notamment pu le voir dans « Columbo » (1968) ou « Dead Zone » (2002). Jon Gries (Broots) a joué à deux reprises dans « Code Quantum » (1989) et plus récemment dans « Lost » (2004). Parmi les guest stars, la série a accueilli George Lazenby (dans le rôle du Major Charles) qui n’était autre que James Bond dans « Au service secret de sa majesté » (1969). A noter également, l’apparition des personnages de Samantha Waters et de Rachel Burke lors de cross-overs avec la série « Profiler » (1997).

 

En 2000, NBC annule la série au terme de sa quatrième en raison d’une baisse d’audiences. Le dernier épisode s’achevait sur un cliffhanger nous montrant Jarod qui essayait d’empêcher son demi-frère, Ethan, de faire exploser une rame de métro. Heureusement, tout n’était pas terminé : en effet, la chaîne TNT racheta les droits pour produire des téléfilms. Dans « Caméléon contre Caméléon » (2001), nous découvrons que Jarod n’était en fait pas le seul caméléon à s’être échappé du Centre. Enfin, dans « L’antre du diable » (2001),il se retrouve coincé avec Mlle Parker sur une île. Au cours de cette ultime aventure, une prophétie évoquant Jarod est révélée sur un vieux manuscrit.

 

Malheureusement, les réponses à cette révélation ne seront jamais apportées en raison de difficultés financières. TNT ne produira pas les deux autres téléfilms initialement prévus. Il est fort dommage que la production « le Caméléon » n’ait pas eu de véritable dénouement. Mais elle reste toutefois une excellente série à voir et à revoir.

 

 

 

 

Rédigé par Dr Zoom


0 commentaires

« THE X-FILES » : les chroniques des affaires non classées

 

Le 25 février 2016,  M6 a diffusé la saison 10 de « The X-Files », l’occasion de revenir sur cette série culte des années 1990.

 

*C’est en septembre 1993 que la Fox diffuse pour la première fois X-Files, série de science-fiction qui met en scène deux agents du FBI affectés aux affaires non classées : Fox Mulder et Dana Scully. Depuis qu’il a été témoin de l’enlèvement de sa sœur par des extraterrestres à l’âge de 12 ans, Fox Mulder s’intéresse aux phénomènes paranormaux. Il croit à l’inexplicable et pense que le gouvernement dissimule des preuves de l’existence de formes de vie extraterrestres. La recherche de la vérité  sera son obsession tout le long de la série. Contrairement à Mulder, Dana Scully est très sceptique sur les phénomènes paranormaux. C’est une scientifique qui cherche constamment une explication rationnelle aux nombreux cas étranges étudiés lors de leurs investigations. Cela provoquera d’ailleurs des tensions entre les deux agents à plusieurs reprises. Ses supérieurs l’ont envoyé aux affaires non classées pour discréditer le travail de Mulder qu’elle ne connaît que par son surnom donné à l’académie : « le Martien ». Finalement, elle sera son alliée au fil des saisons. Ils seront même de plus en plus proches au point de devenir un couple.

 

 On trouve dans la série deux types d’épisodes. Tout d’abord, les épisodes « mythologiques ». Ils concernent la colonisation extraterrestre de la Terre et les conspirations gouvernementales. Parmi les éléments-clés, il y a l’homme à la cigarette, un mystérieux fumeur de Morley qui travaille pour une organisation appelée le Syndicat ; le Mercenaire, un chasseur de primes extraterrestre qui apparaît à partir du double épisode « la Colonie » dans la saison 2 ; l’huile noire, un virus extraterrestre apparaissant pour la première fois dans le double épisode « l’épave » de la saison 3 ; la recherche de Samantha, la sœur de Mulder ; les abeilles porteuses d’un virus extraterrestre ; Jeremiah Smith (Roy Thiness, acteur célèbre de la série « Les Envahisseurs ») et enfin, les super soldats dans les saisons 8 et 9, des humains transformés en extraterrestres.

 

 

Deuxième type d’épisodes : « les loners » autrement dit les épisodes individuels qui présentent généralement le « monstre de la semaine ». La créature la plus célèbre est sans conteste Eugène Tooms qui a la faculté de contorsionner son corps et se nourrit du foie de ses victimes afin de ne pas vieillir. Certains « loners » sont plus orientés vers la comédie. C’est notamment le cas de l’épisode « le Shérif a les dent longues », une histoire de vampires où nous voyons l’enquête du point de vue de chacun des deux protagonistes. Il y a aussi des épisodes cyber punk tel que « clic mortel » et « Matreya ». La série a également évoqué la religion. C’est le cas notamment de l’épisode « l’église des miracles » dans lequel Samuel Hartley, le fils d’un pasteur, pouvait guérir des malades et même ressusciter des morts rien qu’en les touchant.

 

La diffusion française de la série eu lieu en septembre 1994 sur M6 dans le cadre du « samedi fantastique ». X-Files a permis à M6 de réaliser de gros scores d’audiences car jamais auparavant nous n’avions vu ce genre de série diffusée le samedi soir en prime time. La série est devenue un phénomène mondial. Il y a eu plein de produits dérivés, notamment des t-shirts, casquettes, CD et VHS. La série les Simpson s’est même amusée à parodier la série dans un épisode mémorable où Mulder et Scully viennent enquêter à Springfield après que Homer et Bart ont racontés aux médias avoir vu un extraterrestre alors qu’il s’agissait en réalité de Monsieur Burns. Comme bien d’autres séries avant elle, X-Files a eu le droit à une adaptation au cinéma, d’abord avec le film sorti en 1998 qui servait de transition entre la saison 5 et 6. Puis, six ans après la fin de la série, il y eut le film « X-files Régénération » qui malheureusement connut un flop au box office en raison d’un scénario moyen et de la concurrence des blockbusters estivaux.


Les épisodes les plus marquants de la série sont les suivants :

  • Nous ne sommes pas seuls (épisode pilote)
  • Compression
  • Le retour de Tooms
  • Projet arctiques
  • Le message
  • Quand vient la nuit
  • Les hybrides
  • Duane Barry
  • Ombre mortelle
  • La colonie partie 1 et 2
  • Coma
  • Voyance par procuration
  • Le chérif a les dents longues
  • Requiem
  • La vérité est ici

 

En février 2015, la Fox annonce la mise en chantier d’une saison 10 de six épisodes. Cette nouvelle réjouit les fans de la série, heureux de retrouver Mulder et Scully. Tournée de juin à août 2015 par Chris Carter, le créateur de la série, la saison 10 voit le retour de plusieurs personnages emblématiques : l’homme à la cigarette, Walter Skinner, les bandits solitaires, Margaret Scully et Monica Reyes. L’arrivée de la saison 10 prouve que la série n’a rien perdu de sa popularité et qu’on n’a pas encore fini d’entendre parler des affaires non classées. N’oubliez pas, chers lecteurs! La vérité est ailleurs…

 

 

 Rédigé par Dr Zoom

3 commentaires

Veronica Mars

Silver Screen revient sur "Veronica Mars", la série télévisée créée par Rob Thomas. Elle fut diffusée à partir du 19 février 2007 sur M6...

 

 

 

 

Hello, my fellow marshmallows !

 

Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire découvrir ce qui est l’une de mes séries préférées : "Veronica Mars".

 

 

J’entends d’ici les ricanements de certains : quoi, on parle bien de la même Veronica ? Cette fille de dix-sept ans, blonde de surcroît, qui passe son temps à résoudre les problèmes d’autres lycéens, en jouant les pseudo-détectives et qui est au cœur d’un triangle amoureux entre deux garçons dont l’un est son ex-petit ami et l’autre le meilleur ami de ce dernier ? Cette série, diffusée sur M6 en quotidienne et en toute fin d’après-midi, comme toutes les séries pour ados (après tout, il faut bien attendre que la cible privilégiée soit revenue du collège/lycée…).

Comment cette série-là pourrait-elle revêtir un quelconque intérêt, n’est-ce pas ?


 

Sur le papier, Veronica Mars n’est qu’un teen show de plus. A l'époque âgée de dix-sept ans moi-même, j’émettais quelques doutes quant à la qualité de la série au vu des photos promos, très orientées, et des quelques résumés glanés ici et là. J'étais plus snob à l'époque, je crois que mon niveau de maturité ayant régressé, je serais moins réticente aujourd'hui. Je me suis laissée tenter uniquement suite à la lecture de quelques excellentes chroniques qui parlaient de la série en des termes élogieux. Alors, qu’est-ce qui peut donc bien distinguer cette série de tous ces soaps pour adolescentes en mal d’amour ?

 

Veronica elle-même a été une jeune fille innocente et romantique, presque ennuyeuse, n’eût été sa meilleure amie, la riche et insolente Lilly Kane, grâce qui elle s’exprimait par procuration. Veronica était un peu une suiveuse, comme beaucoup de jeunes de son âge. Encore un peu timide, sous l’influence des jeunes gens riches qui l’entouraient, Veronica avait aussi choisi la facilité en sortant avec le frère de sa copine, Duncan, un garçon très attentionné et un peu lisse. Lilly, elle, sortait avec Logan Echolls, un fils de célébrités plutôt déluré et arrogant, meilleur ami de Duncan. Tous les quatre étaient presque inséparables. La vie était facile, sans grande surprise, à l’exception de la rupture inopinée, un jour, du couple Duncan/Veronica, sans que celle-ci ne parvienne à en comprendre la raison. Pas de quoi en faire une série télévisée, jusque-là !

Mais voilà, un jour, Lilly est retrouvée morte. Violemment tuée au bord de la piscine, dans des circonstances troubles. Veronica est bouleversée, bien sûr. Son père, Keith Mars, le shérif de la ville californienne de Neptune, où se côtoient des citoyens richissimes et d’autres, disons, beaucoup moins, montre du doigt le père de la jeune victime, Jake Kane, sur lequel il est le seul à porter ses soupçons. Mais voilà, un homme se dénonce comme étant le véritable meurtrier et Keith, démis de ses fonctions pour avoir accusé un père éploré (et multimillionnaire, par-dessus le marché) devient détective privé pour nourrir sa famille. Sa femme Liane, alcoolique notoire et mère de Veronica, donc, supporte mal la déchéance de son statut social et quitte la ville, laissant derrière elle mari et enfant. Peu à peu, la vie de Veronica s’écroule. Ses camarades populaires, y compris Duncan et Logan, qui la considéraient autrefois comme l’une des leurs, lui tournent le dos. En s’invitant malgré sa nouvelle réputation à une de leurs soirées, elle se fait droguer à son insu et se réveille seule, sans aucun souvenir du viol qu’elle a subi et que le nouveau shérif, l’incompétent et prétentieux Don Lamb, met aussitôt en doute. Après que le mufle lui a ri au nez de la manière la plus indélicate possible, Veronica (qui à ce stade, a plus d’une raison de craquer), au lieu de s’apitoyer sur son sort, fait de ces humiliations en série une véritable force.

 

Exit la jeune fille virginale et un peu effacée, Veronica devient sûre d’elle, son caractère prend du relief, elle ne se laisse plus marcher sur les pieds. Solitaire mais caustique et pleine de ressources, elle aide son père dans ses filatures et prend du galon. Bientôt, elle commence à mener ses propres enquêtes (contre rémunération, elle fait rarement dans le bénévolat) au lycée et ailleurs, en se faisant épauler par les quelques personnes qui ne la haïssent pas. Parallèlement, elle découvre de nouveaux indices dans l’affaire du meurtre de Lilly, qui lui permettent d’établir un doute raisonnable quant à l’identité du tueur. Convaincue que l’explication officielle qui suffit à l’opinion générale n’est pas la bonne, Veronica se lance sur la piste du meurtrier.

Le point de départ de la série est donc déjà porteur d’une histoire riche qui sera distillée au fur et à mesure de flashbacks dans lesquels apparaissent les personnages avant les événements dramatiques qui les ont transformés. La présence de Lilly, en filigrane, tantôt souvenir, tantôt fantôme, ponctue la série de manière cohérente et utile. Chaque épisode, en plus de fournir à Veronica de quoi enquêter sur des mystères plus variés les uns que les autres, apporte aussi une pierre à l’édifice DU mystère de la saison, celui qui ne sera résolu que lors du dernier épisode, dans un véritable concentré de révélations explosives et d’adrénaline qui nous cloue à notre siège. En attendant d’avoir le fin mot de l’histoire, une multitude de personnages colorés et profonds, de mystères étonnants, de retournements de situations, de dialogues impeccables et de thèmes variés sont déployés sur une bande-son divine pour faire patienter le public. Rien n’est laissé au hasard, la continuité est extrêmement soignée. Et c’est efficace !

 

L’ambiance, très proche du film noir malgré les couleurs parfois saturées de la vie sous le soleil de Californie, oscille entre drame et humour avec une fluidité remarquable. La voix-off de Veronica, quasi omniprésente dans les saisons 1 et 2, nous fait partager ses pensées intimes, ses doutes, ses regrets. Loin d’être dépeinte comme une jeune femme sans aspérités, Veronica est l’archétype réaliste de ce que signifie selon moi le proverbe « Ce qui ne te tue pas te rend plus fort ». Veronica est une jeune femme forte, intelligente et qui sait tourner les épreuves à son avantage, mais elle a aussi des défauts, des fêlures, des moments de doute. Elle a une personnalité complexe et profonde. Il lui arrive de craquer, elle ne s’est pas entièrement blindée au point de ne plus rien sentir. Les coups du sort et les brimades l’ont renforcée, mais elle n’a pas complètement renoncé à la sensibilité qui la rend humaine et nous permet de nous identifier à elle. Veronica se défend, Veronica se dresse contre les injustices, Veronica se met en danger. Mais elle se fait des amis, elle tombe amoureuse, elle ment, elle se trompe, elle éprouve de la compassion, elle pleure, elle rit aussi. Elle n’est pas surhumaine et c’est ça qu’on aime.

 

Veronica Mars est diffusée au vingt-et-unième siècle et vit avec son temps. On peut sans conteste dire de la série qu’elle aborde des thèmes féministes, ce qui n’est pas pour me déplaire. Le seul but de notre héroïne n’est pas de trouver l’amour ou d’être populaire, comme c’est encore le cas dans de nombreuses de séries. Elle prend le contrôle de sa vie, inspire le respect malgré la perte de son statut social et fait preuve d’une franchise déconcertante. Elle combat les abus, désigne les coupables sans jouer les donneuses de leçons.

 

Les thèmes de la série ne sont jamais ni manichéens, ni superficiels. Dans une série sur fond de lutte des classes, le gentil n’est pas toujours le pauvre contre le grand méchant riche. Chaque personnage a des secrets ou des défauts, indépendamment de leur milieu social, leur orientation sexuelle ou leurs origines. On rencontre une galerie de personnages peu communs, dont les histoires respectives sont souvent traitées sans œillères. Les personnages secondaires, ceux qui entourent Veronica apportent tous quelque chose de précieux à la série : Keith, son père dévoué et de qui elle est très proche, son nouveau meilleur ami Wallace, rencontrée lorsqu’elle l’aide à se tirer d’une cruelle situation, son acolyte experte en informatique, Mac, son fidèle allié Weevil, aussi et surtout chef d’un gang de motards… Ses principaux prétendants, Duncan et Logan, ont aussi une place importante dans l’histoire et l’évolution de leurs relations avec Veronica donne lieu à de nombreux quiproquos qui compliquent les enquêtes de la jeune fille et lui donnent du fil à retordre. On croise à Neptune des minorités ethniques ou sexuelles, des geeks aux activités malhonnêtes, des enfants maltraités,des dangereux trafiquants de drogue irlandais, des jeunes femmes violées, des prédateurs qui cachent bien leur jeu, des flics véreux, des enfants échangés à la naissance, des parents indignes… Le panel est tellement large qu’il est absolument impossible de n’être pris dans l’histoire à aucun moment. 

 

On pourrait continuer d’en parler pendant des heures, mais cette série recèle de multiples aspects que l’on ne peut évidemment appréhender qu’au visionnage (en version originale, cela va de soi). La saison 1 est particulièrement incontournable, s’il ne faut en voir qu’une. La deuxième est excellente également, mais beaucoup plus complexe à mon avis. La troisième est un cran en-dessous, la faute à la CW qui a souhaité simplifier l’accès à la série et a insisté pour que le mystère de la saison soit séparé en plusieurs arcs. Mais la série reste toujours très agréable à regarder.

 

Le film, financé grâce au crowdfunding (j'ai contribué à le produire!) et sorti en DVD et VOD en 2014, dix ans après le premier épisode de la série, a apporté un peu de réconfort aux fans qui auraient souhaité que la fin de la saison 3 ne les laisse pas dans l’incertitude comme ce fut le cas. On y retrouve brièvement les personnages qu’on aime tant, et l’ambiance particulière de la série, bien que ce ne soit plus tout à fait la même chose. Cela fait toujours plaisir de se laisser porter par la nostalgie d’une époque révolue, donc j’ai aimé le film, un peu moins que la série, mais peut-être que j’en attendais trop.

 

Je n’ai pas encore lu les livres qui sont sortis après la production du film et qui en sont la suite directe. J’ai le premier en ma possession et je compte le lire après avoir revu le film, j’espère y retrouver la passion du début, après quoi je me presserai d’acheter le deuxième !

 

On parle aussi d'une mini-série dans les années à venir, à suivre... Il y a en tout cas une fanbase assez importante pour qu'une nouvelle suite se justifie!

 

Veronica Mars est un personnage auquel tout le monde peut trouver à s’identifier. Son caractère vif, percutant mais toujours intelligent fait d’elle un role model pour le public, même si elle n’est pas dénuée de défauts. C’est indéniablement un des meilleurs personnages « réalistes » que j’ai eu l’occasion de suivre et la qualité de l’écriture de la série n’est plus à démontrer. Je pourrais écrire une thèse sur la série et il me resterait encore de quoi en parler, mais je pense qu’il vaut mieux que je vous laisse vous faire votre propre opinion !

 

 

Rédigé par EclectiGirl

0 commentaires

Films de SF : la suite à la télé !

En cette rentrée 2015, par un heureux hasard, deux séries se pointent, toutes deux suites de films de science-fiction produits il y a quelques années. Toutes deux constituaient d'intéressants concepts pouvant être transposés en série. J'ai testé pour vous, ça va vous éviter de perdre votre temps avec l'une d'entre elles :

 

 

 

Tout d'abord, Minority Report, la série. Globalement soporifique, on a ici affaire à un sous Dead Zone, les gadgets de SF en plus. Malheureusement, on a juste gardé le côté prédiction de l'avenir pour empêcher les crimes, mais rien de ce qui constituait l'essence du film, à savoir la question morale de placer un tel pouvoir sous l'égide du système judiciaire pour juger et condamner avant que le crime ne soit commis. J'aurai apprécié un petit retour de Tom Cruise, même en caméo, dans la série, mais même pas! A vraiment éviter, préférez-lui donc l'excellentissime et regrettée Almost Human, qui date d'il y a a peine deux ans. En série policière futuriste, c'est le must du genre!

 

 

Ensuite, l'adaptation du film Limitless, qui mettait en 2011 en scène Bradley Cooper devenant l'homme le plus intelligent du monde à l'aide de petites pilules magiques. Un thème qui, je m'en rends compte à présent, est fort cher à mes yeux; vu que par le passé j'avais eu l'occasion d'écrire au moins deux nouvelles sur ces histoires de super-intelligence, T.I.A.L et CEPHA (Cliquez pour les télécharger – Mon intérêt pour ce thème venant sans doute de mon insatiable curiosité, en fait c'est le genre de pilule que je kifferait avaler ^o^). Le film, par ailleurs fort sympathique, se terminait presque en queue de poisson, vu que l'histoire ne décollait vraiment qu'à la fin. La série en est donc la digne suite, et dieu sait que le concept pouvait encore être amplement exploité. La façon de représenter les trips d'ultra-intelligence, l'ambiance sonore et musicale, le montage, tout est fidèle au film, et la série se paye même le luxe de faire revenir Bradley Cooper dans son rôle du film (même s'il n'est pas le héros de la série, mais seulement "celui qui tire les ficelles"). Celle là est vraiment très très sympa, j'ai hâte de poursuivre mon visionnage!

Ce qui est assez marrant, c'est qu'une tentative peu ou prou similaire avait été faite l'an passé avec la série Intelligence, ou un mec à un super ordinateur dans la tête sauf que... ben c'était vraiment pas terrible! Comme quoi, le concept ne suffit pas, il faut aussi la forme qui va avec -_-'




Rédigé par Mister Smith

0 commentaires